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Élections régionales 2015 : "Le vote pour le FN n'est pas immoral" assure Nicolas Sarkozy

Le Président Les Républicains a tendu la main mardi soir à l'électorat du Front national, arrivé en tête dans six régions au premier tour.

Nicolas Sarkozy le 8 décembre 2015.
Nicolas Sarkozy le 8 décembre 2015.
Crédit : XAVIER LEOTY / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Dépassé par le score historique du FN dans six régions sur treize au premier tour des élections régionales dimanche, Nicolas Sarkozy a lancé un appel "à ces millions de Français qui ont voté pour le Front national" mardi soir 8 décembre. Le président du parti Les Républicains a assuré que "le vote pour le Front national n'est pas un vote contre la République" et "n'est pas immoral", sinon la République ne tolérerait pas des candidats et des votes FN depuis 30 ans. 

Mais la France "n'en peut plus de colère, d'exaspération, d'angoisse" et cela la conduit "à exprimer non un choix, mais une vraie colère, non à réfléchir, mais à réagir", a-t-il lancé à Rochefort, en Charente-Maritime, lors d'un meeting de soutien à Virginie Calmels, tête de liste d'union Droite-Centres en Aquitaine/Limousin/Poitou-Charentes.

Les gestes d'humeur, on les regrette toujours

Nicolas Sarkozy

Puis, attaquant le programme du FN, il a exhorté les électeurs à ne pas confier des régions "à des gens qui n'ont jamais rien dirigé, qui n'ont aucun projet, qui n'ont aucune maîtrise de soi, qui créeraient les conditions du chaos". "Les gestes d'humeur, on les regrette toujours". "C'est sérieux les régions, c'est sérieux la France".

Dans un discours au ton très programmatique, national, Nicolas Sarkozy s'est avancé sur le terrain du Front national. Il a notamment évoqué longuement et avec virulence le besoin de protection des Français après les attentats de 2015. "Comment se fait-il qu'entre le 14 janvier et le 13 novembre, rien n'ai été entrepris pour protéger les Français ?" a-t-il interpellé. Il s'est également attardé sur "la ruralité qui se sent abandonnée", autre terreau avéré de voix du FN.

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Il a aussi assuré que sa famile politique ne se laisserait pas à l'avenir déposséder, par l'extrême droite, du thème de la défense de la "France de toujours", de savoir "si elle "restera la France". "Ce débat-là, on nous ne le volera plus, nous allons l'imposer à la République Française", a-t-il lancé.

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