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Élections régionales 2015 : des super-régions pour une super-économie ?

REPLAY / ÉCLAIRAGE - La réforme territoriale va générer, au 1er janvier, de nouvelles régions, plus grandes et plus puissantes. Mais seront-elles plus riches ?

Les nouvelles régions, auxquelles il faut trouver un nom, entreront en vigueur le 1er janvier 2016
Les nouvelles régions, auxquelles il faut trouver un nom, entreront en vigueur le 1er janvier 2016
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Question pour une région, mardi 24 novembre
01:53
Dominique Tenza & Clémence Bauduin

En juillet, le Parlement votait le troisième volet du redécoupage territorial de la France. Six mois plus tard, au 1er janvier 2016, le territoire métropolitain passera de 22 régions à 13 super régions. Celles-ci seront plus grandes pour celles qui fusionnent, plus puissantes par conséquent, mais leurs richesses ne s'en trouveront pas grandies pour autant. En tout cas, pas dans l'immédiat.

L'objectif affiché d'en faire des territoires capables de concurrencer les Länder allemands ou les communautés autonomes espagnoles semble difficilement atteignable. Tous les budgets de toutes les régions de France métropolitaine additionnés donnent au total 25 milliards d'euros soit à peine 2 milliards de plus que le budget de la Catalogne à elle seule.

Dans le détail, certaines régions tirent davantage leur épingle du jeu. L'Île-de-France dispose d'un budget de 4 milliards et demi d'euros, la nouvelle entité Auvergne-Rhône-Alpes de 2,8 milliards d'euros et la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie de 2,6 milliards d'euros. La Corse disposera de 650 millions d'euros, le plus petit budget, proportionnel au nombre d'habitants. Dans les grandes lignes, ce budget servira à trois choses : payer les fonctionnaires, entretenir les infrastructures et transports et investir dans l'économie. Créer de l'emploi est aujourd'hui une priorité.

Oubliées, les économies à court terme

L'un des objectifs de cette réforme était de permettre des économies. Le gouvernement avait même promis jusqu'à 10 milliards d'euros. Or, dans un premier temps, ce sera plutôt l'inverse. La fusion va coûter de l'argent. Par exemple, certains hôtels de région, ces locaux souvent somptueux où siègent les conseils régionaux, sont voués à disparaître, à Clermont-Ferrand, Poitiers, Limoges, Besançon... La question se posera bientôt de savoir quoi en faire. La logique voudrait qu'ils soient vendus pour faire rentrer de l'argent dans les caisses, mais cela n'est pas au programme. 

À écouter aussi

Dans un second temps, il faudra procéder à des travaux d'agrandissement pour pouvoir accueillir tous les futurs conseillers régionaux dans une même infrastructure. Ainsi, si des économies à long terme sont vivement attendues, les économies immédiates, elles, sont pour le moins inespérées.

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