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CGT : Lepaon sera fixé sur son sort le 13 janvier

Le Comité confédéral national de la CGT, seule habilité à révoquer Thierry Lepaon, se réunira le 13 janvier.

Thierry Lepaon, le 23 novembre 2013, à Lorient. (archives)
Thierry Lepaon, le 23 novembre 2013, à Lorient. (archives) Crédit : DAMIEN MEYER / AFP
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La rédaction numérique de RTL
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Le mandat de Thierry Lepaon pourrait prendre fin dès le 13 janvier 2015, après la réunion du "parlement" de la CGT, seule instance habilitée à le révoquer. Le numéro un de la CGT est empêtré dans une crise liée à son train de vie.

Avant ce rendez-vous décisif pour le secrétaire général, la crise a déjà fait une première victime: l'administrateur-trésorier, Éric Lafont, qui avait validé les dépenses coûteuses dans l'appartement de fonction et le bureau de Thierry Lepaon, à l'origine des reproches adressés au numéro un, a présenté mardi sa démission.

Le CCN est la seule instance habilitée à révoquer Lepaon

La Commission exécutive (direction élargie) réunie toute la journée à huis clos au siège de la CGT, a décidé de convoquer le 13 janvier une réunion extraordinaire du "parlement" (le Comité confédéral national, CCN), a indiqué une source interne.

Regroupant les numéros un des 33 fédérations et des 96 unions départementales, le CCN est la seule instance habilitée à destituer le secrétaire général.

Une discussion "franche et responsable"

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La direction de la CGT a confirmé la tenue d'un CCN le 13 janvier, mais aussi d'une "Assemblée générale" des premiers responsables lundi prochain au siège de la centrale à Montreuil. Cette rencontre devra débattre de l'ordre du jour du CCN du 13 janvier.

La question sera de savoir si le départ de Thierry Lepaon est clairement mentionné.

Vers une nouvelle guerre de succession ?

Dans son rapport liminaire, la direction a pointé mardi "les préoccupations qui traversent la CGT en mettant en cause son secrétaire général et la direction confédérale". "La discussion a été franche et responsable", ajoute-t-on.

La note de la CGT
La note de la CGT Crédit : Philippe Roy-Contancin

Thierry Lepaon, numéro un de la confédération depuis mars 2013, avait réussi à sauver sa tête vendredi dernier, lors du bureau confédéral (direction resserrée). Ses soutiens avaient mis en avant le risque d'une nouvelle guerre de succession, à l'image de celle qui a ébranlé le syndicat en 2012.

Lepaon met en cause le trésorier

Après les révélations du Canard enchaîné sur les dépenses de rénovation (105.000 euros) de son appartement de location en bordure du bois de Vincennes, Thierry Lepaon avait reconnu une "faute", mais l'avait imputée principalement au trésorier, affirmant que lui-même n'était pas au courant du montant des dépenses.

Éric Lafont avait très mal vécu sa stigmatisation, comme principal responsable de cette affaire, et a fini par servir de fusible, selon des sources internes.

Les militants, cadres et dirigeants indignés

Le secrétaire général n'avait pas jugé exagérés les travaux pour 62.000 euros dans son bureau, réalisés, selon lui, dans le cadre de la rénovation du siège de la CGT à Montreuil, ni les indemnités de 31.000 euros qu'il a reçues lors de son départ de la CGT Basse-Normandie.

Ces faits ont en revanche suscité l'indignation des militants, des cadres et de dirigeants.

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