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"C'était très net dans ma tête" : Raphaël Glucksmann affirme avoir refusé le poste de Premier ministre en 2024

Le candidat à la présidentielle de 2027, invité par BFMTV dimanche 8 novembre, a voulu balayer l'image d'un nouvel Emmanuel Macron que certains de ses opposants lui prêtent.

Raphaël Glucksmann après sa victoire à la primaire sociale-démocrate, le 11 octobre 2026 à Paris.

Crédit : ROMAIN PERROCHEAU / AFP

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Raphaël Glucksmann a affirmé dimanche sur BFMTV qu'il avait refusé d'être Premier ministre après les élections législatives de 2024, preuve selon lui de sa distance idéologique avec le macronisme.

"Depuis le début", le candidat social-démocrate à l'élection présidentielle a "refusé" d'être ministre d'Emmanuel Macron, y compris "Premier ministre (...) post-dissolution", a-t-il dit, alors que ses adversaires politiques, notamment LFI, lui prêtent une forme de proximité avec le macronisme, pointant plusieurs membres de son entourage.

Le soir de la lourde défaite de son camp aux élections européennes de 2024, Emmanuel Macron avait dissous l'Assemblée nationale, entraînant des élections législatives à la suite desquelles le Nouveau Front populaire, large coalition de la gauche, avait remporté une majorité relative de sièges dans l'hémicycle.

"J'aurais accepté toutes les offres depuis dix ans"

Après plusieurs semaines de consultations des différents partis, le président de la République avait finalement choisi de nommer le LR Michel Barnier à Matignon.

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"Si j'étais un tant soit peu séduit par le macronisme, j'aurais accepté toutes les offres depuis dix ans", a insisté Raphaël Glucksmann, affirmant que son refus de rejoindre le président de la République avait toujours été "très net dans (sa) tête".

Le fondateur du mouvement Place publique, deux fois tête de liste aux élections européennes face à des candidats macronistes, a énuméré ses divergences avec la politique menée par le chef de l'État depuis son arrivée au pouvoir, mentionnant "l'individualisme triomphant", la "conversion de la France à une politique plus libérale" ou l'effacement de la frontière entre "la gauche et la droite".

"Je n'ai jamais cru, moi, qu'un mandat qui commence en baissant les APL et en supprimant l'ISF, pouvait apporter un sentiment de justice dans notre pays", a-t-il ajouté.  

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