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"C'est évidemment du racisme" : sur RTL, Maud Bregeon condamne les "propos abjectes" de l'ex-Premier ministre espagnol sur les Bleus

Invitée de RTL ce lundi 13 juillet, la porte-parole du gouvernement a dénoncé "le racisme" perpétré par l'ancien Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, à propos de l'équipe de France.

Maud Bregeon, dans le studio de RTL le 13 juillet 2026

Crédit : RTL

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Olivier Boy

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L'ex-Premier ministre conservateur espagnol Mariano Rajoy a déclenché un tollé en France, avant la demi-finale de Coupe du monde contre l'Espagne, en déclarant qu'"aucun joueur français dans ses rangs". Ces propos lui ont valu un sévère recadrage par son successeur socialiste Pedro Sanchez. 

Invitée de RTL ce lundi 13 juillet, Maud Bregeon a dénoncé des "propos abjectes". La porte-parole du gouvernement a pointé la "grande méconnaissance de l'histoire de France, de ce qu'est la France, de la fierté des Français à l'égard de leur équipe nationale". "C'est évidemment du racisme", a-t-elle ajouté.

Au cœur du scandale, une tribune publiée dans le média El Debate, dans laquelle l'ancien chef du gouvernement (Parti populaire, conservateur) livre son analyse sur l'équipe de France, prochain adversaire de la Roja. 

Des "déclarations xénophobes"

Il y écrit que la France dispose d'"un effectif de très haut niveau", toutefois "sans Français". Dans un message sur le réseau social X, Pedro Sanchez a dénoncé ces "déclarations xénophobes". "Il y en a qui mesurent encore l'appartenance par le nom de famille, le lieu de naissance ou la couleur de peau. D'autres la mesurent par l'attachement à un pays et la volonté d'y contribuer", a déclaré Pedro Sanchez. "France, on se retrouve en demi-finale. Que le meilleur gagne et que le racisme perde", a-t-il conclu. 

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En France, après les insultes racistes proférées par une sénatrice paraguayenne contre le capitaine Kylian Mbappé, les réactions ont été extrêmement vives dans la classe politique. Plusieurs ministres et chefs de partis avaient déjà fustigé ces propos dimanche, y voyant un "racisme crasseux" et de la "haine". 

"C'est un festival d'attaques racistes contre notre équipe de France", a déploré le social-démocrate Raphaël Glucksmann, eurodéputé et probable candidat à la présidentielle. "L'équipe de France ne comprend que des Français" car "la France n'est pas une nation ethnique (...), c'est une nation politique rassemblée autour de la devise républicaine. N'en déplaise à la droite raciste", a abondé Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste, quand son homologue du Parti communiste français, Fabien Roussel a dénoncé un "racisme crasseux". 

La superstar des Bleus Kylian Mbappé a déjà été la cible de propos racistes d'une sénatrice paraguayenne après la défaite de son pays contre la France en huitième de finale

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