2 min de lecture Économie

Brexit : la France tente "d'attirer des sièges sociaux" de Londres à Paris, explique Matthias Fekl

INVITÉ RTL - Le secrétaire d'État au Commerce extérieur pense que la place financière de Paris a les moyens de devenir la capitale européenne de la finance après le Brexit.

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Matthias Fekl, invité de RTL le 7 juillet 2016 Crédit Image : Maxime Carignano / RTL | Crédit Média : RTL | Date :
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James Abbott
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Deux semaines après que le Royaume-Uni a décidé de sortir de l'Union Européenne, les conséquences économiques de ce choix sont encore assez floues. Les indicateurs économiques montrent que l'on est dans une période d'instabilité, ce que confirme Matthias Fekl, secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l'étranger. "Il y a une grande incertitude économique (...) de la déstabilisation, du doute", concède-t-il sur notre antenne jeudi 7 juillet. Il affirme qu'il y a un "risque" que le Royaume-Uni soit acculé à devenir un paradis fiscal, "ce qui serait désastreux".

Mais il explique également que la France pourrait profiter du Brexit pour attirer de nouvelles entreprises qui voudraient quitter la place financière de Londres et que Paris a "incontestablement" les moyens de devenir la capitale européenne de la finance : "Nous sommes en France en train de regarder comment attirer des sièges sociaux, des talents qui souhaitent travailler chez nous."

Le ministre franco-allemand estime qu'il n'y a pas tant de divergences que cela entre la France et l'Allemagne concernant la stratégie à adopter après ce référendum même s'il apparaît que François Hollande voulait que les choses soient réglées plus vite que son homologue allemande Angela Merkel. "Il faut clarifier les choses, juge Fekl. Il faut engager les négociations de sortie, et engager une autre négociation : comment associer le Royaume-Uni économiquement à l'Europe."

On ne ne peut faire traîner les choses car sinon il y a un risque de blocage sur l'UE toute entière

Matthias Fekl
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Le Royaume-Uni représente en effet 8% des exportations françaises. "30.000 entreprises exportent là-bas, et c'est notre premier excédent commercial à 14 milliards d'euros d'excédent en 2015, rappelle-t-il. Il faut donner de la visibilité, de la stabilité et de sécurité. On ne ne peut faire traîner les choses car sinon il y a un risque de blocage sur l'UE toute entière." Même s'il ne se veut pas "alarmiste" sur la question, il estime qu'il faut "prendre des décisions" pour éviter une nouvelle crise économique d'envergure.

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