2 min de lecture Corbeil-Essonnes

Affaire Dassault : le maire UMP de Corbeil-Essonnes Jean-Pierre Bechter mis en examen

Jean-Pierre Bechter (UMP), et deux autres proches de Serge Dassault ont été mis en examen par les juges enquêtant sur les soupçons d'achat de votes à Corbeil-Essonnes.

Le maire UMP de Corbeil-Essonnes, Jean-Pierre Bechter, et son prédécesseur Serge Dassault, en décembre 2010 (Archives).
Le maire UMP de Corbeil-Essonnes, Jean-Pierre Bechter, et son prédécesseur Serge Dassault, en décembre 2010 (Archives). Crédit : AFP / BERTRAND LANGLOIS
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

L'étau se resserre autour des proches de Serge Dassault. Le maire UMP de Corbeil-Essonnes, Jean-Pierre Bechter, a été mis en examen vendredi 17 janvier par les juges enquêtant sur les soupçons d'achat de votes dans cette commune de l'Essonne, a indiqué une source judiciaire.

Cristela de Oliveira, adjointe au maire, et Younès Bounouara, présenté comme un relais de l'industriel Serge Dassault dans les quartiers sensibles de Corbeil-Essonnes, ont également été mis en examen par les deux juges. Tous trois ont été déférés vendredi après deux jours de garde à vue à Nanterre.

Les élections de 2008 à 2010 dans le collimateur

Dans cette affaire, les juges Serge Tournaire et Guillaume Daïeff cherchent à établir si des achats de voix ont pu avoir lieu lors des élections municipales de 2008, 2009 et 2010 à Corbeil-Essonnes. L'élection de 2008, remportée par Serge Dassault, avait été annulée par le Conseil d'État pour ce motif en 2009. Celle de 2010 avait été remportée par Jean-Pierre Bechter.

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Vendredi, les magistrats ont prononcé la mise en examen de Jean-Pierre Bechter pour "recel du produit d'infractions d'achats de votes", "financement illicite de campagnes électorales", "acceptation de dons" et "dépassement du plafond des dépenses électorales".

Encore au stade des hypothèses

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Cristela de Oliveira, 35 ans, a été mise en examen pour "complicité d'achats de votes", "complicité et recel de financement illicite de campagnes électorales", "blanchiment de fraude fiscale, blanchiment" et "infraction aux règles du code électoral sur l'acceptation des fonds".

Younès Bounouara est pour sa part notamment poursuivi pour "complicité et recel d'achats de votes", "complicité et recel de financement illicite de campagnes électorales", "blanchiment de fraude fiscale". "On a bien le sentiment qu'on n'en est qu'au stade des hypothèses et que l'information judiciaire devra établir si ces hypothèses sont des faits. Pour l'instant, c'est loin d'être le cas", a déclaré l'avocat de Younès Bounouara, Me David-Olivier Kaminski.

Younès Bounouara est d'ores et déjà mis en examen et écroué dans un autre dossier, pour tentative d'assassinat, instruit à Évry. De son côté, Serge Dassault a concédé avoir fait des dons à des habitants de Corbeil-Essonnes, dont Younès Bounouara, mais affirme qu'ils n'étaient pas destinés à acheter des voix. Le Sénat a récemment refusé de lever son immunité parlementaire comme le demandaient les juges. Il ne peut donc être placé en garde à vue. Mais les juges peuvent mettre en examen, sans contrôle judiciaire, l'industriel, qui a assuré qu'il restait à leur disposition.

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