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Réchauffement climatique : nouvel appel de détresse en Océanie

Face à la montée des eaux, les dirigeants de 16 pays d'Océanie ont, une nouvelle fois, souligné la menace de la disparition de certains territoires.

L'atoll Funafuti, capitale des Tuvalu, un État-archipel d'Océanie. Photographie prise le 19 février 2004 (archives)
L'atoll Funafuti, capitale des Tuvalu, un État-archipel d'Océanie. Photographie prise le 19 février 2004 (archives) Crédit : AFP / TORSTEN BLACKWOOD
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

À l'occasion du 45e Forum des Îles du Pacifique, qui s'est tenu ces mercredi 30 et jeudi 31 juillet à Koror, en Micronésie, les États insulaires du Pacifique ont de nouveau lancé un signal de détresse aux pays industrialisés.

Menacés par la montée des eaux, liée au réchauffement de la planète, les 16 États d'Océanie se réunissent chaque année pour dresser un terrible constat : la situation se détériore inexorablement.

Au Vanuatu, un village a déjà été déplacé, un aéroport est inutilisable à marée haute et des routes sont menacées. La hausse du niveau de la mer se combine avec des tempêtes plus fréquentes et plus puissantes, le réchauffement climatique entraînant des phénomènes météorologiques extrêmes, en période de forte chaleur comme en plein hiver.

Si on ne parvient pas à sauver les îles, on ne sauvera pas la planète.

Enele Sopoaga, Premier Ministre de Tuvalu
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"Au début de l'année, de grosses vagues ont frappé les maisons et l'hôtel le plus important sur l'île principale... Si on ne parvient pas à sauver les îles, on ne sauvera pas la planète, parce que sauver les îles est le premier pas", a ainsi assuré Enele Sopoaga, Premier Ministre de Tuvalu.

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Les Îles Palaos ont subi pour leur part deux cyclones conséquents en deux ans, ce qui n'était pas arrivé depuis 20 ans. Pour Marine Gouezo, biologiste marin au Palau International Coral Reef Center, c'est aussi "une conséquence directe du réchauffement climatique".

Responsabilité des pays industrialisés

"On est parvenus à un point où on dit : il ne s'agit pas simplement de parler du déplacement des populations. Il s'agit d'adresser ce problème à ceux qui provoquent la montée des eaux", estime Tommy Remengeseau, Président des Îles Palaos.

Si les États insulaires du Pacifique sont les premières victimes de cette hausse du niveau des mers, ce sont les pays développés qui en sont responsables, à travers la pollution qu'ils génèrent.

Ces gouvernements craignent le déplacement de leur population, mais aussi la fin de leurs terres et de leur culture. Pour eux, le processus est en marche, mais il n'est pas acceptable par les Océaniens.

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