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10 à 15 °C de moins en 24h : d'où vient la chute brutale des températures prévue ce mercredi ?

De l'air plus frais venu du nord-ouest arrive sur la France hexagonale, ce mardi 15 septembre, et doit s'installer durant la nuit avec une trajectoire allant vers le sud et l'est du pays.

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Crédit : Unsplash / cameraobscura2000

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De 32 à 22°C à Bourges, de 33 à 22°C à Toulouse, de 31 à 22°C à Paris… En à peine 24 heures, la quasi totalité de l'Hexagone va connaître une chute brutale des températures entre mardi 15 et mercredi 16 septembre, avec jusqu'à 10 ou 15°C de moins localement. Et ce, avant de repartir légèrement à la hausse sur la fin de semaine. Mais comment expliquer un tel phénomène de yo-yo ?

"C'est simplement un changement de masse d'air", souligne pour RTL.fr Claire Chanal, prévisionniste pour Météo-France. "On a ce qu'on appelle une dorsale - des hautes pressions sur toute la colonne de l'atmosphère au-dessus de nos têtes - qui se décale vers le sud et l'est. Ainsi, on a de l'air plus frais qui s'engouffre par le nord-ouest du pays depuis mardi. Elle va continuer sa trajectoire vers l'intérieur du pays, vers le sud et l'est, dans la nuit de mardi à mercredi. Elle amène de l'air frais avec elle, on perd dix degrés".

Dès ce mardi matin, des nuages et quelques très faibles pluies sont entrées par les côtes de la Manche et la Bretagne. "Avec cette masse nuageuse, il y a un peu de vent et donc il y a de l'air plus frais à l'arrière, qui rentre derrière", précise la spécialiste de l'agence météorologique, quand La Chaîne Météo parle elle d'une "arrivée d'air océanique frais d'origine polaire".

"On ne va pas non plus sortir les doudounes tout de suite"

Néanmoins, il ne faut pas s'inquiéter du retour de l'hiver, nuance Claire Chanal. L'anomalie pour un mois de septembre tient surtout aux fortes chaleurs de ce tout début de semaine, avec des records de températures potentiellement encore battus ce mardi.

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Mercredi et jeudi, "on va juste être au niveau des normales de saison", rappelle-t-elle. "Et encore, dans le sud-est, on va avoir encore des 30°C entre la basse vallée du Rhône et la Provence". À l'échelle du pays, "on ne va pas non plus sortir les doudounes tout de suite !" L'accalmie du mercure s'annonce d'ailleurs de courte durée, puisque "cela remonte un petit peu pour le week-end", selon l'experte, évoquant "des masses d'air plus douces qui arrivent par l'ouest".

Sauf prévision contraire difficile à anticiper d'ici octobre, la France devrait ainsi connaître un mois de septembre quasi intégralement au-dessus des moyennes habituelles. "Juste après la vague de chaleur du début du mois, les 9 et 10 septembre, on était passés brièvement en dessous, mais ça n'a duré deux jours", rappelle Claire Chanal, parlant de "température estivales" au global.

De quoi inquiéter sur le front de sécheresse. Cette semaine, les petites perturbations n'occasionneront que des pluies assez faibles, hormis sur les reliefs. Autrement dit, pas des quantités suffisamment grandes pour contrer le phénomène qui sévit depuis le printemps, même s'il pourra parfois pleuvoir en Picardie et dans l'axe Perpignan-Suisse mercredi après-midi, puis de la Bretagne au Nord jeudi. Raison pour laquelle, "un danger de feu de forêt reste assez élevé pour la fin de semaine" en dépit de la baisse subite du thermomètre, avertit la prévisionniste.

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