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Maïs transgénique : "Il faut arrêter de raconter des histoires", dit un agriculteur pro-OGM

TÉMOIGNAGE - Alors que le gouvernement maintient sa position anti-OGM, un paysan explique pourquoi il souhaiterait pouvoir cultiver du maïs transgénique.

Des plants de maïs OGM en Egypte, en septembre 2008 (illustration).
Des plants de maïs OGM en Egypte, en septembre 2008 (illustration). Crédit : AFP / KHALED DESOUKI
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La rédaction de RTL Journalistes RTL

Il n'y aura pas de culture de maïs OGM en France dans les jours qui viennent. Stéphane Le Foll l'a répété ce vendredi 21 février sur RTL. Le gouvernement va publier un arrêté dans les prochains jours pour empêcher les semis transgéniques au printemps. Pourtant, certains agriculteurs aimeraient tenter l'aventure. L'un d'entre eux a témoigné au micro de RTL.

Ce paysan tient à garder l'anonymat pour éviter d'avoir des problèmes avec les faucheurs volontaires (anti-OGM).  En 2006 et 2007, quand il en avait le droit, il a eu jusqu'à 100 hectares de maïs OGM.

Ingénieur agricole de formation, il a pu constater qu'il produisait ainsi plus, tout utilisant moins de ressources et de matières polluante. "Sans de l'eau en plus, sans de la chimie en plus, sans de l'engrais en plus", souligne-t-il.

Nos syndicats repartiront au combat juridique et on gagnera

Un agriculteur pro-OGM
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Pour lui, le maïs Mon 810 est sans danger. "Aujourd'hui on est à 175 millions d'hectares d'OGM semés sur la planète. S'il y avait eu un problème, depuis 20 ans qu'on en cultive, le problème serait sorti, affirme-t-il, donc il faut arrêter de raconter des histoires !"

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Il vit très mal l'interdiction de semer et rappelle que deux moratoires interdisant les OGM ont été retoqués par le Conseil d’État.  "Je suis indigné par la position du ministre et des députés, je leur dis attention : on ne peut pas toute la vie aller, dans un état de droit, contre la plus haute juridiction", dit-il.

Pour lui, ce n'est qu'une bataille juridique de plus. "Nos syndicats repartiront au combat juridique et on gagnera une fois de plus, soutient-il, en attendant, on perd du temps, c'est scandaleux."

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Maïs transgénique : "Il faut arrêter de raconter des histoires", dit un agriculteur pro-OGM Crédit Média : Patrick Tejero | Durée : | Date :
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