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Une mère condamnée à de la prison avec sursis pour l'absentéisme de son fils

Une mère dont le fils était continuellement absent au collège a été condamnée à quatre mois de prison avec sursis.

Les jeunes sont les premières victimes des théories du complot (illustration).
Les jeunes sont les premières victimes des théories du complot (illustration).
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

La mère d'un élève du collège d'Escaudain (Nord), absent durant deux années scolaires, a été condamnée à quatre mois de prison avec sursis, a annoncé lundi le procureur de Valenciennes.

Le jeune Simon n'était "presque jamais venu au collège" au cours de son année de sixième en 2012-2013, selon le principal du collège cité par le procureur de Valenciennes François Pérain dans un communiqué.

Il avait récidivé l'année suivante, manquant 79 demi-journées du premier trimestre de sa sixième redoublée.

La mère refuse tout contact avec l'Éducation nationale

Du côté de la mère, silence radio, selon le procureur : elle refuse tout contact avec l'Éducation nationale, ne se présente pas à l'atelier de parentalité vers lequel elle est orientée, ne donne pas suite aux injonctions des services éducatifs mandatés par un juge des enfants, et enfin, ne vient pas à son procès.

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Entendue plusieurs fois par les policiers, elle invoque les problèmes de santé récurrents de son fils, sans jamais produire de certificat médical, selon M. Pérain. Une raison invalidée par le rapport des services médicaux qui ne diagnostiquent aucune maladie chronique chez l'élève.

Le 5 février, elle est condamnée par le tribunal correctionnel de Valenciennes à quatre mois de prison avec sursis, pour soustraction sans motif légitime à ses obligations légales au point de compromettre la santé, la sécurité, la moralité ou l'éducation du mineur. Elle encourait deux ans de prison ferme maximum.

Une condamnation dans un cas similaire avait déjà eu lieu en mai 2010, avec une peine de prison de deux mois avec sursis prononcée par le tribunal correctionnel de Laon dans l'Aisne, a dit mardi à l'AFP le ministère de l'Éducation nationale.

Il semblerait que ce soit un cas très exceptionnel

Najat Vallaud-Belkacem

Interrogée pour savoir si c'était la bonne solution, la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a rétorqué mardi: "Non, évidemment que non. Il semblerait - je n'ai pas les détails de cette affaire - mais il semblerait que ce soit un cas très exceptionnel dans lequel c'est au nom de la protection de l'enfant lui-même qu'on a convoqué sa mère pour instruire le dossier".

"Vous savez quel est mon attachement à ce que l'école et les parents puissent travailler ensemble pour co-éduquer les enfants, et donc à ce qu'il y ait un rapprochement qui permette de ne pas en arriver à ces extrémités là, bien sûr", a-t-elle ajouté. 

Un cas similaire en 2010

L'ampleur du phénomène avait provoqué en septembre 2010 l'adoption de la contestée loi d'Éric Ciotti (UMP), qui prévoyait de suspendre les allocations familiales en cas d'absences répétées et injustifiées. Elle a été abrogée en janvier 2013 parce que jugée inefficace.

Selon une étude publiée en février 2014 par l'Éducation nationale, les élèves ratent en moyenne 5,4% d'heures de cours par an du fait de leurs absences, tous motifs confondus.

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