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"Une horde sauvage de jeunes gens" : un policier roué de coups à Belfort en marge du blocage des lycées

La mobilisation contre le blocage des lycées a dégénéré à Belfort. Un policier a été violemment pris à partie, dans un contexte de fortes tensions aux abords des établissements scolaires.

Des policiers à Brest le 1er octobre 2026

Crédit : AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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Nouvelle escalade des violences en marge de la mobilisation lycéenne. Un policier a été violemment agressé ce vendredi 2 octobre au matin à Belfort, dans le contexte du mouvement de contestation dans les lycées. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a dénoncé sur X un "acte abject" commis par des "émeutiers".

Selon le ministre, le fonctionnaire, "volontairement ciblé", a perdu connaissance après l'agression et a été hospitalisé. "Son état n'inspire heureusement plus d'inquiétude majeure à cette heure", a-t-il précisé. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre cet agent en civil jeté au sol puis frappé, notamment à coups de pied à la tête.

Laurent Nuñez a assuré que "tout sera mis en œuvre pour identifier les auteurs" et a apporté son "total soutien" aux forces de l'ordre mobilisées "dans des conditions difficiles".

Les faits se sont produits vers 09h15, près du lycée Courbet de Belfort, selon le procureur Paul-Edouard Lallois. L'officier en civil venait d'interpeller un jeune homme lorsqu'il a été pris à partie par "une horde sauvage de jeunes gens", qui l'ont fait chuter avant de le rouer de coups, en particulier à la tête. Le jeune interpellé a ensuite pris la fuite.

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Des renforts sont rapidement intervenus pour disperser les agresseurs et secourir le policier, qui souffre de plusieurs plaies au visage après une brève perte de connaissance.

Un adolescent de 17 ans, élève du lycée Courbet, a été interpellé peu après. D'après le procureur, il n'est "pas formellement identifié comme ayant porté des coups" à ce stade. Une enquête a été ouverte pour "tentative de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité publique en réunion".

Darmanin veut faire payer les parents

La mobilisation se poursuit ce vendredi sous haute tension. Environ 400 lycées ont été fermés par les autorités et des cours en distanciel ont été annoncés, au lendemain de blocages qui ont dégénéré dans plusieurs villes. 

Matignon a dénoncé des "violences urbaines" qu'il attribue à La France insoumise. Le ministre de l'Éducation doit rencontrer syndicats et associations lycéennes, pendant que le ministre de la Justice Gérald Darmanin appelle les procureurs à faire assumer aux parents le coût des dégradations commises par leurs enfants.

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