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Une gendarme blesse grièvement un homme qui agressait son collègue à Toulouse

Samedi 18 avril, une gendarme à Toulouse a fait usage de son arme de service contre un homme qui frappait l'un de ses collègues. L'homme a été "hospitalisé en urgence absolue".

Une patrouille de gendarmerie (illustration)

Crédit : DENIS CHARLET / AFP

AFP - édité par Justine Audollent

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Une gendarme a gravement blessé samedi 18 avril dans la soirée un homme près de Toulouse, en tirant sur lui avec son arme de service pour qu'il cesse de frapper l'un de ses collègues, a indiqué ce dimanche 19 avril le parquet. "Touché au thorax" , puis "hospitalisé en urgence absolue", cet homme d'une quarantaine d'années reste en réanimation et ses jours sont toujours en danger, explique dans un communiqué le procureur de la République de Toulouse, David Charmatz. 

Samedi soir, ces deux gendarmes se sont rendus au domicile de ce "mis en cause" pour "des faits de violences conjugales", à Escalquens, à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Toulouse, précise le procureur. À leur arrivée, il a "pris à partie" les gendarmes "verbalement, puis physiquement dans la cage d'escalier de l'immeuble, les contraignant à reculer jusqu'au rez-de-chaussée où il les poursuivait", ajoute-t-il. 

Deux enquêtes ouvertes

"Là, malgré l'usage du pistolet à impulsion électrique, il se ruait sur les gendarmes qui étaient bloqués dans le sas de sortie, empoignant et frappant l'un d'eux à plusieurs reprises. Il continuait malgré les sommations" de la collègue du gendarme agressé, "ce qui la conduisait à faire usage de son arme de service", selon le communiqué. 

Le fils de la victime du tir, âgé de 15 ans, "qui a reconnu avoir participé aux violences", a été mis en garde à vue dans un premier temps. Sa garde à vue "a été levée durant la nuit, compte tenu de la situation critique de son père", mais "pourra, au besoin, être reprise ultérieurement", indique encore David Charmatz. 

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Le parquet a ouvert une première enquête pour "violences volontaires avec arme par personne dépositaire de l'autorité publique", comprenant l'audition des militaires, "sans mesure de garde à vue pour la gendarme ayant tiré". Il a également ouvert une enquête à l'encontre de la victime du tir pour "violences intrafamiliales" et pour "violences volontaires" sur les gendarmes. 

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