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Trois morts, cinq Français à bord, "faible risque" de propagation : ce que l'on sait du possible foyer d'hantavirus présent sur un bateau de croisière

L'Organisation mondiale de la santé fait état de trois morts liés à un possible foyer d'infection à hantavirus, une maladie qui peut provoquer un syndrome respiratoire aigu, sur un navire de croisière dans l'Atlantique. Un cadre d'Oceanwide Expeditions révèle à RTL que cinq Français, ne souffrant pas de symptômes, se trouvent à bord du bateau où les dépistages se poursuivent.

Trois morts sur un bateau de croisière au large de Cap Vert

Crédit : AFP

Pierre Coplo & Jérémy Billault & AFP

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Un navire de croisière immobilisé dans l'Atlantique en raison d'une "situation médicale grave". L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a alerté dimanche 3 mai sur trois morts liés à un possible foyer d'infection à hantavirus, une maladie qui peut provoquer un syndrome respiratoire aigu, sur le bateau. Un seul cas positif parmi les malades a été officiellement confirmé.

Parti d'Ushuaïa, au sud de l'Argentine, le MV Hondius avait pour destination le Cap-Vert. Quelque 140 touristes se trouvent à son bord, ainsi que 70 membres d'équipage. Le navire est géré par la compagnie néerlandaise Oceanwide Expeditions, spécialiste des croisières dans l'Arctique et l'Antarctique. Il se trouvait ce lundi face au port de Praia, capitale du Cap-Vert, selon le site de géolocalisation Marine Traffic.

"Les autorités néerlandaises ont accepté de coordonner une opération conjointe visant à organiser le rapatriement des deux personnes présentant des symptômes à bord du MV Hondius, du Cap-Vert vers les Pays-Bas", a déclaré Oceanwide Expeditions.

Deux Néerlandais parmi les victimes, cinq Français à bord

Deux victimes sont néerlandaises, et la nationalité de la troisième n'est pas connue, selon les médias hollandais. Un passager de 69 ans se trouve en soins intensifs à Johannesburg et deux autres "ont besoin de soins médicaux urgents", a précisé l'opérateur.

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C'est un croisiériste de 70 ans qui a présenté les premiers symptômes. La victime est décédée à bord du MV Hondius et son corps se trouve actuellement sur l'île de Sainte-Hélène, territoire britannique dans l'océan Atlantique sud.

Contacté par RTL, un représentant d'Oceanwide Expeditions précise que cinq Français se trouvent à bord. Ils ne présentent aucun symptôme. 

Une "course contre la montre"

"La situation est, très préoccupante, indique cette même source. C’est une course contre la montre, nous travaillons étroitement avec les autorités locales et les équipes médicales pour que les personnes concernées soient prises en charge le plus rapidement possible".

"Au vu des éléments médicaux disponibles, précise-t-il, en particulier les délais d’incubation longs et des protocoles sanitaires stricts que nous appliquons à bord, rien n’indique une origine de la maladie sur le navire. Au contraire, les premiers éléments suggèrent plutôt une contamination par un passager ayant voyagé en Amérique du Sud avant l’embarquement".

Bien que des médecins locaux se soient rendus à bord du navire au large des côtes du Cap-Vert pour évaluer l'état de santé des deux passagers malades, aucune autorisation n'a été accordée pour les évacuer vers la terre ferme. "Le débarquement et le dépistage médical de tous les passagers nécessitent une coordination avec les autorités sanitaires locales, avec lesquelles nous sommes en étroite consultation", a déclaré l'opérateur dans un communiqué.

Le risque de propagation est "faible"

L'OMS assure ce lundi matin que le risque de propagation "est faible" à ce stade et précise qu'il n'est pas nécessaire de mettre en place des "restrictions". Des investigations et le séquençage du virus "sont en cours", a ajouté l'organisation.

"Le risque pour l'ensemble du public demeure faible. Il n'y a aucune raison de céder à la panique ni d'imposer des restrictions de voyage", a jugé Hans Kluge, soulignant que les infections à hantavirus étaient rares, généralement liées à l'exposition à des rongeurs infectés et ne se transmettaient "pas facilement entre personnes".

Le directeur régional de l'OMS Europe a souligné que l'OMS Europe collaborait avec les pays concernés afin de soutenir la prise en charge médicale, l'évacuation et les investigations.

"Nous agissons avec urgence pour soutenir la réponse à l'épisode d'hantavirus à bord d'un navire de croisière dans l'Atlantique suite à ces décès tragiques", a ajouté ce responsable sanitaire.

Une infection transmise par des rongeurs

L'hantavirus, une maladie généralement transmise à l'homme par les rongeurs, a été confirmé chez le passager actuellement en soins intensifs à Johannesburg, a précisé l'opérateur. Toutefois, il n'a pas encore été établi si le virus était à l'origine des trois décès, a indiqué Oceanwide Expeditions. Aucun cas d'hantavirus n'a non plus été confirmé chez les deux passagers présentant des symptômes requérant encore des soins à bord du navire.

"La cause exacte et tout lien éventuel font actuellement l'objet d'une enquête", a déclaré l'entreprise.

"Bien que rare, l'hantavirus peut se transmettre d'une personne à l'autre et entraîner des maladies respiratoires graves. Il nécessite une surveillance attentive des patients, un soutien et une prise en charge appropriés", a indiqué l'OMS.

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