2 min de lecture Faits divers

Sisco : près d'un mois après la rixe, où en est l'enquête ?

ÉCLAIRAGE - Une altercation sur une plage corse avait éclaté le 13 août. Les 5 protagonistes doivent être jugés jeudi 15 septembre.

Un rassemblement à Sisco (Corse) après la rixe
Un rassemblement à Sisco (Corse) après la rixe Crédit : PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
Clarisse Martin
Clarisse Martin
et AFP

La décision judiciaire approche. Jeudi 15 septembre, les personnes impliquées dans la rixe survenue à Sisco le samedi 13 août seront fixés sur leur sort. Mardi 13 septembre, les avocats de la défense ont fait savoir qu'ils souhaitaient que le procès soit dépaysé "hors de Corse", invoquant un "risque de trouble à l'ordre public". La Ligue des droits de l'Homme proteste et demande à ce que l'audience soit maintenue à Bastia, pour ne pas que cela s'apparente à "une démission de la justice en Corse". Cette demande a été rejetée, jeudi 15 septembre dans la matinée, juste avant l'ouverture du procès. Le président de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni avait déclaré au micro de RTL, qu'il "n'y avait aucune raison de dépayser le procès".

L'altercation avait éclaté samedi 13 août, sur une plage de la commune de Sisco (Haute-Corse). Selon le parquet, trois frères auraient voulu "privatiser" la plage en question, et auraient fait usage d'armes blanches contre les habitants du village pour parvenir à leurs fins. Le procès, qui devait se dérouler en comparution immédiate, avait été reporté à la demande des avocats de la défense. Deux habitants de Sisco comparaissent également devant la justice pour leur riposte qualifiée de "scandaleuse" par le parquet. L'un d'eux avait notamment asséné un coup de poing à une personne inanimée sur un brancard.

Une possibilité de report pour le procès

Cette affaire avait fait du bruit. Le soir même, une centaine de gendarmes et policiers avaient été mobilisés pour ramener le calme. Dès le lendemain, une manifestation avait eu lieu à Bastia, et des insultes racistes à l'encontre des trois frères d'origine marocaine vivant à Furiani avaient été prononcées à cette occasion. Le maire de la commune, Ange-Pierre Vivoni (PS) avait pris après la bagarre un arrêté "anti-burkini", ce qui avait entraîné une confusion dans l'affaire, car il n'était pas question de ce vêtement lors de l'altercation. Le maire avait d'ailleurs refusé de faire machine arrière après la décision du Conseil d'État déclarant l'arrêté similaire de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes) illégal. L'édile a d'ores et déjà prévu d'assister au procès, dans une "volonté de calmer les choses".

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