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Sanofi veut défendre sa "réputation"

Sanofi fait face à une ancienne employée qui l'accuse d'avoir versé des pots-de-vins.

Christopher Viehbacher, ancien PDG de Sanofi a été évincé du groupe fin octobre. (archives).
Christopher Viehbacher, ancien PDG de Sanofi a été évincé du groupe fin octobre. (archives). Crédit : ERIC PIERMONT / AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

 Le groupe pharmaceutique français Sanofi a promis jeudi de défendre sa "réputation" face à une ancienne employée qui l'accuse d'avoir versé des pots-de-vins aux Etats-Unis pour promouvoir ses traitements contre le diabète.

Ancienne assistante juridique de Sanofi, Diane Ponte a porté plainte cette semaine, assurant avoir été limogée il y a un an après avoir dénoncé un "mécanisme de fraude" portant sur 34 millions de dollars et impliquant de hauts dirigeants du groupe, affirment la chaîne américaine CNBC et le Boston Globe.

Dénonciation d'un "mécanisme de fraude"

Selon sa plainte déposée dans le New Jersey (nord-est des Etats-Unis), le groupe, qui figure parmi les premières capitalisations boursières françaises, aurait versé des pots-de-vins à des médecins, des pharmacies et à des hôpitaux pour les inciter à prescrire ses traitements contre le diabète, affirment ces médias.

Dante soutient que ces pratiques frauduleuses auraient été avalisées par plusieurs hauts dirigeants de Sanofi dont l'ancien directeur général Christopher Viehbacher, évincé du groupe fin octobre. Sanofi a rejeté des accusations "sans fondement" et assuré qu'il combattrait "vigoureusement" ces accusations.

109 millions de dollars versés en 2012

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"Nous prenons cette affaire très au sérieux et nous protégerons notre entreprise et notre réputation", a annoncé le groupe, qualifiant la plaignante d'ancienne employée "aigrie" agissant par "opportunisme". Ponte, qui souhaite bénéficier du statut légal de "lanceur d'alerte", réclame des dommages et intérêts en réparation de son préjudice moral et professionnel.

En décembre 2012, la filiale américaine de Sanofi avait accepté de payer 109 millions de dollars aux Etats-Unis pour solder un litige concernant des allégations de pots-de-vin à des médecins pour prescrire son traitement contre des maladies des articulations.

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