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"Quand ça s’est su, toute la famille nous a tourné le dos" : sur RTL, Maeva et Prescyllia qui accusent le père Jérôme Barella de violences sexuelles, témoignent

Quelques jours après la mort de Lyhanna dans le Gers, deux petites-filles par alliance du père de Jérôme Barella témoignent sur RTL. Maeva et Prescyllia l’accusent de violences sexuelles et racontent leur mise à l’écart par une partie de leur famille après leurs révélations.

Maeva, qui accuse son grand-père par alliance, Joël Barella (père de Jérôme Barella) d'agressions sexuelles.

Crédit : RTL

"Quand ça s'est su, toute la famille nous a tourné le dos" : Maeva et Prescyllia qui accusent le père Jérôme Barella de violences sexuelles, témoignent

00:10:44

"Quand ça s'est su, toute la famille nous a tourné le dos" : Maeva et Prescyllia qui accusent le père Jérôme Barella de violences sexuelles, témoignent

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Marc-Olivier Fogiel & Eléonore Aparicio

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Quelques jours après le décès de Lyhanna, une collégienne de 11 ans retrouvée morte le 4 juin dans le Gers près d'une semaine après sa disparition, la famille du suspect est au coeur d'un fiasco judiciaire. Le père de Jérôme Barella, Joël, est accusé par ses deux petites-filles par alliance de viol et agression sexuelle. 

Maeva et Prescyllia, invitées sur RTL, racontent qu’après avoir pris la parole, elles ont été mises à l’écart par une partie de leur famille. "Quand ça s’est su, toute la famille nous a tourné le dos", confient-elles, tout en précisant qu'elles ont été accusées de mentir.

Dans le cas de Maeva, une autre enquête visant Joël Barella a été rouverte pour des faits d’agression sexuelle dénoncés par "une mineure de son environnement familial", a indiqué le parquet de Béziers mercredi 10 juin. De son côté, la plainte déposée par Prescyllia en 2013 pour viol, concernant des faits qui auraient été commis entre 2010 et 2013 alors qu’elle était âgée de 10 à 13 ans, a abouti à un non-lieu en 2021. 

Des conséquences psychologiques durables

Les deux jeunes femmes décrivent les conséquences durables de ces violences. Prescyllia raconte une adolescence brisée : "J’étais tellement pas bien (…) je faisais des tentatives de suicide". Maeva explique, elle, le sentiment d’abandon provoqué par le classement de son dossier : "C’était comme si ça avait été laissé à l’abandon". Sa réouverture a donc été accueilli comme une bonne nouvelle : "ça m'a fait plaisir parce que je pense qu'on avait besoin de ça". 

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Sur RTL, Maeva revient aussi sur le poids du non-lieu et du classement sans suite : "On parle d’agression sexuelle et en fait, c’est banalisé". Elle estime même que cette absence de réponse judiciaire a pu favoriser une récidive : "Laisser le doute à tout le monde, laisser l'opportunité à Joël de ne pas payer ce qu'il a fait, c’est ce qui encourage justement à récidiver derrière", estime-t-elle. 

Interrogée sur sa confiance dans l’institution judiciaire, la réponse de Maeva est nette : "Honnêtement, non". "La seule chose qui change entre la première fois et la deuxième fois, c'est les médias. Mais honnêtement, je ne pense pas. Ma sœur a vécu un viol. Son affaire a été classée pour un non-lieu et on laisse son dossier clos comme ça. Je ne trouve pas ça bien", explique-t-elle. 

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