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Sonia, la mère de Prescyllia, une des petites filles par alliance de Joël Barella, qui l'accuse de viol.
Crédit : Simon Marseille/RTL
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"J'ai eu beaucoup de culpabilité." La mère de Prescyllia, qui accuse le père de Jérôme Barella de viol, s'est confié au micro de RTL. Elle assure s'être "sentie responsable d'avoir jeté" sa fille "dans la gueule du loup".
"J'ai laissé Joël Barella venir, s'en occuper, tout ça dans la discrétion. Il ne fallait pas que sa femme le sache. Quand j'ai su réellement ce qui s'était passé, j'ai culpabilisé. (...) Ma fille a subi un viol avec des attouchements sexuels de la part de son grand-père (par alliance, NDLR) quand elle était en vacances chez lui ou dans son camping car", témoigne la mère de Prescyllia.
Elle explique qu'au moment des faits, en 2013, Prescyllia a changé de comportement "à l'école ça n'allait pas", des rapports "de plus en plus conflictuels" avec les camarades. Puis, la jeune fille s'est confié à une personne dans son collège, qui a prévenu sa mère que Prescyllia avait une annonce à lui faire. "Elle m'a tout avoué. J'ai cru qu'il y avait un cyclone qui passait, un tsunami. Je ne peux même pas exprimer", témoigne aujourd'hui la mère de la victime de Joël Barella. Elle est ensuite allée à la gendarmerie pour porter plainte.
Une fois la plainte déposée, Prescyllia a commencé à faire des tentatives de suicide, raconte sa mère. "J'ai demandé à ce qu'elle soit mise en famille d'accueil, surtout pour qu'elle soit surveillée de près, pour pas qu'elle se mette en danger ou qu'elle mette en danger les autres. Je la voyais tous les week-ends", continue Sonia, la mère de Prescyllia.
Elle explique qu'à l'époque, le père de Jérôme Barella était un homme qui "rendait service à tout le monde, très bienveillant". Mais aujourd'hui elle l'assure : "C'est un monstre, comment on peut faire ça à sa petite-fille (par alliance, NDLR) ? Et on ne va pas parler d'égarement, on ne va pas dire que c'est arrivé une fois malencontreusement. Ça s'est répété. Donc c'est que c'était volontaire, c'était voulu".
L'homme a donc été visé en 2013 par une plainte pour viol mais le septuagénaire n'avait pas été mis en examen et avait obtenu un non-lieu en 2021 après huit ans d'enquête. "Quand on a eu un non-lieu, parce que ça a été le cas de Prescyllia, il y a eu un non-lieu sur cette action, donc forcément, on est à la fois dégoûté, on ne sait pas comment on peut faire pour essayer de faire entendre la voix de Prescyllia", regrette sa mère.
Elle demande aujourd'hui la réouverture du dossier, comme c'est le cas pour l'autre petite-fille par alliance de Joël Barella, qui l'accuse également. "On a espoir qu'elle aussi soit entendue et que ça puisse faire bouger les choses. (...) On a tellement démenti, on a tellement dit d'elle que c'était une menteuse, qu'au final, pour elle, personne ne la croit", regrette la mère de Prescyllia.
Avant de terminer : "Il y a des choses qui se passent dans cette famille (la famille Barella, NDLR) et ce n'est pas anodin. C'est même gravissime, surtout quand on voit ce qui se passe à l'actualité aujourd'hui. Il y a quand même une petite fille qui est décédée, ce qui est injuste. Je pense que on avait commencé à prendre les choses très au sérieux dès la première plainte, puisque c'est quand même de père en fils, tout ça ne serait pas arrivé."
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