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Nièvre : une fuite dans la presse fait planter une opération du GIGN

Un jeune homme avait été enlevé sur fond d'extorsion. Retrouvé sain et sauf, il aurait néanmoins pu être libéré plus tôt.

Des membres du GIGN en intervention (illustration)
Des membres du GIGN en intervention (illustration)
Crédit : THOMAS SAMSON / AFP
Julien Absalon & AFP

L'affaire aurait pu mal tourner. Un jeune homme de 23 ans, enlevé dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 février par six hommes dans la cadre d'une affaire d'extorsion aggravée, a été retrouvé en vie moins de 24 heures après son rapt. "Il a pu nous contacter et nous avons pu le récupérer en vie, vers 21h15 à la gare de Nevers", a précisé le parquet, selon lequel un homme a été interpellé. La victime "qui a reçu des coups" est actuellement examinée par les médecins "pour déterminer l'étendue des blessures et il n'a pas encore été entendu", a-t-on ajouté.

L'homme aurait potentiellement pu être libéré plus tôt. Mercredi après-midi, un important dispositif renforcé par le GIGN avait été mis en place aux abords d'une habitation où les enquêteurs pensaient trouver les ravisseurs dans le centre de Nevers, en pleine ville. "Ce dispositif a été mis en échec notamment par les fuites de la presse locale transmises par Facebook et qui sont arrivées jusqu'à une des personnes interpellées", a déclaré le parquet de Nevers, sans citer le Journal du Centre qui est visé par cette déclaration. Il "déplore profondément qu'une telle fuite susceptible de mettre en danger la vie des civils et des agents interpellateurs, ait eu lieu sans l'accord du parquet". 

Auprès de RTL.fr, le Journal du Centre conteste sa responsabilité dans l'échec de cette opération, affirmant que la publication sur Facebook a été effectuée une fois le dispositif levé. Le parquet de Nevers, contacté par RTL.fr, n'était de son côté pas en mesure de donner plus de précisions.

Une enquête a été ouverte pour "enlèvement et séquestration", ainsi qu'"extorsion aggravée avec une arme". On ignore pour l'instant le mobile de l'enlèvement et de l'extorsion. Les six individus, accompagnés de leur victime maintenue sous la contrainte, s'étaient présentés armés au domicile de la mère et de son compagnon, à Chaulgnes (Nièvre), pour réclamer de l'argent.

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