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Nantes : ivre, un casseur montre ses fesses puis son sexe aux policiers et se fait condamner

Le jeune de 18 ans a été inculpé pour dégradations et outrages à agent.

Nantes : ivre, un casseur montre ses fesses puis son sexe aux policiers et se fait condamner
Nantes : ivre, un casseur montre ses fesses puis son sexe aux policiers et se fait condamner
Crédit : JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
Paul Véronique

Un casseur âgé de seulement 18 ans est passé en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Nantes lundi 13 juin. Il a notamment écopé de trois mois de prison ferme pour avoir cassé du mobilier urbain, jeté des projectiles mais aussi avoir montré ses fesses et son sexe aux policiers... Il manifestait alors contre la loi Travail, relate Sud-Ouest

Ses agissements ont pu facilement être retracés puisqu'une adolescente l'a filmé durant toute la manifestation sur Periscope, une application pour diffuser des vidéos en direct. Dans la séquence, il se met en scène et se fait passer pour un "Black bloc", l'un de ces militants proches des mouvements anarchistes. Revendiquant une image de rebelle, le garçon explique avoir, "une fiche de recherche au cul depuis quatre ans..." En réalité, il n'en est rien. Inconnu des services de police, il était seulement venu à Nantes pour rendre visite à son père, surveillant pénitentiaire. Ivre au moment des faits, le jeune casseur avait un taux d'alcoolémie de 2,2 g. Il précisera avoir bu à lui seul, "une bouteille de vodka-citron et six bières". Raison qui explique sans doute pourquoi les enquêteurs l'ont décrit comme "le plus virulent" des participants ce jour-là. 

En garde à vue, il aurait déclaré : "Je casse tout ce qui représente l'État, j'ai la haine". À l'issue de son jugement, le jeune révolutionnaire n'a toutefois pas été conduit en prison, le tribunal n'ayant pas prononcé de mandat de dépôt. Un juge spécialisé sera chargé d'évaluer les modalités d'exécution de sa peine. Cela pourrait être une incarcération, une semi-liberté ou encore le port d'un bracelet électronique. Mais au-delà des trois mois fermes, il s'est aussi vu infliger cinq mois de sursis et une mise à l'épreuve de deux ans. En plus, une note salée à payer : 1.000 euros de dommages et intérêts à la société des transports en commun nantais, 200 euros à la communauté urbaine et 400 euros de supplémentaires au policier qu'il visait avec ses projectiles. 

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