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Mouvement des lycéens : un établissement scolaire de Salon-de-Provence visé par un incendie, le maire dénonce une violence "inexcusable"

Un lycée de Salon-de-Provence a été touché par un incendie samedi 3 octobre, en marge du mouvement des lycéens qui touche les établissements depuis plusieurs jours. Le maire dénonce un acte de violence, tandis que des lycéens eux-mêmes déplorent des dégradations qui desservent leur cause.

Un lycée de Salon-de-Provence visdé par un incendie samedi 3 octobre 2026.

Crédit : Nicolas Isnard/Facebook

"C'est hyper extrême de mettre le feu" : un lycée de Salon-de-Provence visé par un incendie

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Manon Meyer - édité par Laurène Rocheteau

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Un acte a priori intentionnel. Un lycée de Salon-de-Provence a été visé par un incendie ce samedi 3 octobre, en marge des manifestations et blocages qui agitent les lycées de France ces derniers jours. Selon le maire de la commune des Bouches-du-Rhône, Nicolas Isnard, "les individus se sont introduits dans le lycée de l’Empéri pour y déclencher un incendie", écrit-il sur ses réseaux sociaux, dénonçant une violence "inexcusable". 

Joint par RTL, le parquet indique que l'origine du feu n'est pas encore connue mais précise que des poubelles ont été déplacées dans la nuit par plusieurs personnes jusque dans la cour du lycée, et ont ensuite pris feu. Dans la journée, une forte odeur de brulé entourait encore l'établissement scolaire, dont les baies vitrées ont éclaté sous l'effet de la chaleur. Une photo partagée par le maire sur les réseaux sociaux montre la façade noircie de l'établissement, de la fumée s'échappant encore des lieux. 

Plusieurs personnes qui résidaient dans le lycée ont dû être évacuées, mais l'incendie n'a pas fait de blessé. 

Le maire demande une réponse ferme du gouvernement

Le maire de Salon-de-Provence pointe du doigt le mouvement des lycées en marge duquel des violences ont éclaté au cours des derniers jours : "Il faut appeler les choses par leur nom : lorsque l’on s’introduit dans un établissement scolaire pour y provoquer un incendie, on n’est plus dans la revendication légitime. On est dans la violence et dans l’émeute", écrit-il sur son compte Facebook. 

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Des lycéens dénoncent eux-mêmes les actions d'une minorité de casseurs qui dessert les revendications des jeunes : "C'est hyper extrême de mettre le feu et ce n'est pas la solution. Ce n'est pas du tout la bonne manière de faire. Nous, on est là, on demande de meilleures conditions de travail. Derrière, il y a des casseurs qui viennent brûler un lycée. C'est complètement contradictoire avec ce qu'on essaye de demander", déplorent auprès de RTL Rose et Alice, scolarisées à Salon-de-Provence. 

Le maire de la commune espère "que la police trouvera les auteurs", et en appelle sur ses réseaux sociaux au gouvernement pour apporter une réponse ferme à ces actes de dégradation. Il propose notamment un "blocage temporaire des réseaux sociaux pour les mineurs en cas d'émeutes", une mesure "exceptionnelle, limitée dans le temps et strictement liée à des circonstances de troubles graves à l'ordre public", pointant du doigt la responsabilité des réseaux sociaux dans "la propagation et l'organisation de ce type de violences". 

Plusieurs établissements ont subi des dégradations au cours des derniers jours. À Nantes, le hall d'entrée du lycée Nelson Mandela a été détruit par un incendie jeudi lors d'un blocage, et restera fermé jusqu'aux vacances de la Toussaint. À Metz, un collège a été touché vendredi par un incendie. Si la piste de l'acte intentionnel est privilégiée, le lien avec le mouvement des lycéens n'est toutefois pas officiellement établi. 

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