2 min de lecture Justice

Mort d'Adama Traoré : un gendarme raconte le déroulement de l'interpellation

Le chef de patrouille affirme n'avoir décelé "aucun signe" montrant que le jeune homme mort pendant son interpellation était en train de faire un malaise.

Entre 1.500 et 5.000 personnes ont participé à une marche blanche pour Adama Traoré le 22 juillet à Beaumont-sur-Oise.
Entre 1.500 et 5.000 personnes ont participé à une marche blanche pour Adama Traoré le 22 juillet à Beaumont-sur-Oise. Crédit : Thomas SAMSON / AFP
Julien Absalon
Julien Absalon
Journaliste RTL

Que s'est-il passé le 19 juillet dernier, lors de la mort d'Adama Traoré pendant son interpellation ? Deux mois après le drame, la famille du jeune homme de 24 ans continue de réclamer justice et de demander la prison pour les gendarmes impliqués dans cette arrestation. Car selon la contre-expertise menée après la première autopsie, le décès est dû non pas à une infection grave ou une maladie cardiaque mais à un "syndrome asphyxique".

Dans le cadre de l'enquête ouverte par l'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN), les gendarmes ont été auditionnés pour raconter le déroulement des faits. L'hebdomadaire L'OBS s'est procuré celui du chef de patrouille qui décrit comment il a procédé à l'interpellation : "J'exerce une force sur son bras droit pour le déplier, bras droit qui se trouve sous son corps. L'individu est contracté et nous empêche d'avoir une visibilité sur ses mains. Je tire à l'aide de mes deux deux mains sur son bras droit pour faire passer son bras droit dans son dos. Une fois que c'est fait, j'applique un contrôle dorsal costal le temps du passage des menottes".

Le gendarme n'a vu "aucun signe"

Le gendarme, aidé de deux collègues, parvient à maîtriser très vite le jeune homme, arrêté pour avoir voulu s'opposer à l'arrestation de son frère visé suspecté dans une affaire d'extorsion de fonds. Mais avant de placer Adama Traoré à l'arrière du véhicule de police, le chef de patrouille décèle une "palpation rapide" mais ne montre "aucun signe pouvant laisser présager qu'il va faire un malaise". Le jeune homme, essoufflé, indique pourtant qu'il a du mal à respirer.

Mais une fois placé à l'arrière de la voiture de police, les menottes dans le dos, Adama Traoré commence à "s'assoupir", selon les propos d'un gendarme rapportés par le chef de patrouille qui décide de le faire sortir. Il constate alors une "perte de tonus musculaire" et décide de placer le jeune homme en position latérale de sécurité. "Je l'entends respirer. Il a fait un malaise pour moi", ajoute le gendarme qui donne l'ordre de vérifier la respiration jusqu'à l'arrivée des pompiers qui n'ont finalement rien pu faire.

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