2 min de lecture Jean-Luc Mélenchon

Mort d'Adama Traoré : Jean-Luc Mélenchon dénonce "une tendance à la militarisation"

"On ne doit pas mourir dans une interpellation", a lancé le candidat à l'élection présidentielle.

Jean-Luc Mélenchon le 27 juin 2015 à Paris.
Jean-Luc Mélenchon le 27 juin 2015 à Paris. Crédit : LOIC VENANCE / AFP
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Clémence Bauduin
et AFP

Réagissant à la mort d'Adama Traoré, survenue le 19 juillet dernier et suscitant une vive polémique, le candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a dénoncé mardi 9 août "une tendance à la militarisation" de la police. Les raisons de la mort du jeune homme, non élucidées, sont liées, selon ses proches, à la violence des autorités qui avaient procédé à son arrestation. "On ne doit pas mourir dans une interpellation", a affirmé Jean-Luc Mélenchon.

"La tendance à la militarisation de l'action policière (...) est arrivée chez nous depuis quelques temps déjà. On l'observe dans les dispositifs d'intervention que met en place le commandement politique face à des événements comme la protestation contre le barrage de Sivens ou les manifestations syndicales contre la loi El Khomri", a dénoncé le candidat de "la France insoumise" sur son blog.

"Peu à peu, le poison s'est répandu"

"On voit dans les techniques d'intervention des agents et dans l'usage du matériel entrer des méthodes qui sont celles des combats", accuse-t-il. La mort d'Adama Traoré, 24 ans, est qualifiée de "bavure" par ses proches. Elle a entraîné plusieurs nuits de violences dans la petite ville de Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise) et dans les communes voisines. Les causes de son décès restent à ce jour inconnues.

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Lors de son arrestation, le jeune homme avait été maintenu au sol sous "le poids des corps" de trois gendarmes, selon une source proche de l'enquête. "Monsieur Adama Traoré n'est mort que du fait de son interpellation. Ni d'une infection comme diffusé au départ, ni d'un arrêt cardiaque inexplicable et ainsi de suite. Juste du fait de l'interpellation. Ce point est essentiel", a insisté Jean-Luc Mélenchon.
 
En mai dernier, le candidat à la présidentielle avait signé, avec plusieurs personnalités de gauche, un appel contre l'usage des flash-ball et lanceurs de balles de défense dans les manifestations. Dans cet appel, ils rappelaient que ces armes avaient, entre 2004 et 2015, fait 39 blessés graves et un mort. Rappelant la mort de Malik Oussékine en 1986, Jean-Luc Mélenchon juge que "peu à peu, le poison s'est répandu et a émoussé le sentiment de honte chez les dirigeants qui en sont responsables".

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"On ne doit pas mourir dans une interpellation", a lancé le candidat à l'élection présidentielle.
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2016-08-09 18:05:39
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