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Michel Neyret : "J'ai été d'une imprudence absolue", avoue l'ancien commissaire

REPLAY - Le procès de Michel Neyret s'est ouvert ce lundi 2 mai dans l'après-midi. Il assure malgré tout être fier de cette "politique de renseignement" qu'il a bâtie.

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Michel Neyret : "J'ai été d'une imprudence absolue", avoue l'ancien commissaire Crédit Image : BENOIT PEYRUCQ / AFP | Crédit Média : Cindy Hubert | Durée : | Date : La page de l'émission
Cindy Hubert Journaliste RTL

Flic ou voyou ? Le tribunal correctionnel de Paris va devoir répondre à cette question. Le procès de Michel Neyret s'est ouvert ce lundi 2 mai dans l'après-midi. L'ancien numéro 2 de la police judiciaire de Lyon était une star. En 32 ans de carrière, il multipliait les succès flamboyants, des succès qui ont construit sa légende et lui ont valu la Légion d'honneur en 2011. Aujourd'hui, il est poursuivi pour corruption, soupçonné d'avoir prélevé du cannabis sur les saisies pour récompenser ses informateurs. Une première audience consacrée à la difficile gestion des indicateurs au cours de laquelle Michel Neyret a défendu sa méthode. 

En effet, l'homme de 59 ans reste fier de ce qu'il a bâti pendant des années, ce qu'il appelle "sa politique du renseignement". "Vous savez, la relation avec les indics, c'est une relation humaine forte, explique-t-il. On ne traite pas des marchandises. C'est un deal avec un voyou, du donnant-donnant". Son regard s'éclaire lorsqu'il évoque ces heures passées, tous les samedi matin, dans un café miteux avec un informateur. 

Les indics, il faut qu'ils mûrissent, il faut du temps pour qu'il y ait un vrai lien de confiance

Michel Neyret, poursuivi pour corruption
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Il ajoute : "C'est illusoire de croire qu'on va vous rencarder dès le début immédiatement". Pour Michel Neyret, "les indics, il faut qu'ils mûrissent, il faut du temps pour qu'il y ait un vrai lien de confiance". L'ancien super flic expose sa ligne de défense et assure qu'il a entretenu ces échanges avec des malfrats, par seul souci du résultat. "Les belles affaires, ça ne tombe pas du ciel", dit-il dans un sourire charmeur au tribunal. 

Le président met fin à ce qui est en train de ressembler à un cours magistral. Les questions se font plus tranchantes, car sur les écoutes téléphoniques, un indic, truand de seconde zone, semble obtenir bien plus d'informations qu'il ne lui en donne. "On a du mal à croire qu'un grand flic comme vous se soit laissé berner", demande le président. Michel Neyret reconnaît finalement avoir été dépassé par la situation. "J'ai été d'une imprudence absolue", dit-il. Le premier mea culpa de l'ancien commissaire, écouté religieusement par plusieurs de ses anciens collègues et patrons assis dans la salle. 

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