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Le "porno vengeur" passible de deux ans de prison en Angleterre

Au Royaume-Uni, toute personne qui diffuse des photos ou vidéos compromettantes sur internet dans le but de se venger de quelqu'un risque désormais une amende et jusqu'à deux ans de prison.

Un homme devant un écran d'ordinateur
Un homme devant un écran d'ordinateur
Crédit : AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

L'Angleterre et le Pays de Galles ont décidé de faire du "porno vengeur" un délit. Il sera désormais interdit de diffuser par vengeance sur internet des photos ou vidéos compromettantes, sous peine de risquer une amende et deux ans de prison.

Le texte de loi contenant l'amendement sanctionnant cette pratique devait recevoir jeudi 12 février l'assentiment royal et entrer en vigueur dans les prochains mois.

Ces nouvelles dispositions sanctionnent "le partage de photos ou vidéos à caractère privé, sexuel, dans lesquelles ce qui est montré ne l'est habituellement pas en public", et pour lesquelles le consentement de leur sujet n'a pas été donné. Cela vaut également pour des textos, courriels, ou encore lorsqu'une image compromettante, imprimée ou sur l'écran d'un téléphone, est simplement montrée à une tierce personne.

Pour chaque cas que nous traitons, nous en découvrons des dizaines d'autres

Laura Higgins, responsable d'un site d'aide aux victimes de "porno vengeur"


"C'est un début", a salué Laura Higgins, une responsable d'un site d'aide aux victimes de "porno vengeur", "revenge porn" en anglais. "Cela peut faciliter le travail de la police et de la justice."

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"C'est un problème très grave", qui n'a cessé d'augmenter ces derniers mois, a-t-elle ajouté. "Pour chaque cas que nous traitons, nous en découvrons des dizaines d'autres."

Les autorités britanniques mènent en parallèle une campagne de sensibilisation avec un site internet et une ligne téléphonique dédiée, pour inviter les usagers à réfléchir à deux fois avant de partager leurs photos intimes.

Inconnu il y a encore quelques années, le "porno vengeur", qui consiste à mettre en ligne des photos ou vidéos dénudées à la suite d'un conflit ou d'une rupture, a surfé sur le boom des réseaux sociaux et des appareils mobiles.

Aux États-Unis, la publication de telles images est considérée comme un délit dans plusieurs États. En Californie, les contrevenants risquent six mois de prison et d'une amende de 1.000 dollars (730 euros).

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