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Un policier armé d'un flashball (photo d'illustration)
Crédit : ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
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Une semaine après la plainte d'un adolescent blessé aux testicules par un tir de Flash-Ball à Argenteuil (Val-d'Oise), le Défenseur des droits a réclamé dans un avis publié mardi un moratoire sur l'usage de ce lanceur de balles en caoutchouc et recommandé son interdiction lors des manifestations.
"Il est plus prudent et plus conforme au droit de suspendre, de supprimer l'utilisation de cette arme de force intermédiaire et au contraire d'essayer d'aller davantage vers le lanceur de balles de défense 40-46 qui lui a une visée électronique, qui est beaucoup plus précis, qui s'utilise à plus grande distance", a déclaré Jacques Toubon sur France Inter.
L'imprécision de cette arme lui donne un caractère extraordinairement dangereux. L'agent qui l'utilise peut viser l'épaule et toucher l’œil
Jacques Toubon, défenseur des droits
Il faut, selon lui, que les forces de l'ordre "soient beaucoup plus conscientes de la dangerosité de cette arme et que les prescriptions pour les utiliser, par exemple la distance minimum, soient beaucoup plus précises". Dans le cadre de manifestations, "l'imprécision de cette arme lui donne un caractère extraordinairement dangereux".
L'agent qui l'utilise peut "viser l'épaule et toucher l’œil, ce qui est le cas de beaucoup d'affaires que nous avons", a-t-il fait valoir. Jacques Toubon a précisé qu'il ne demande pas un "désarmement" ou une "police à mains nues", soulignant que la France dispose "du plus grand éventail d'armes de force intermédiaire". Le ministère de l'Intérieur a toutefois exclu un moratoire pour l'instant, estimant qu'il serait "contre-productif et pourrait avoir des conséquences dangereuses".
Au sujet du Taser, appareil à impulsion électrique, le Défenseur des droits plaide aussi pour une meilleure façon de l'utiliser, en particulier pour qu'il soit "équipé d'une caméra ce qui permet de contrôler la manière dont il est utilisé, ce qui donne une sécurité, d'une part à la personne qui se dit victime et d'autre part à l'agent qui a manié le taser". Pour l'instant, le ministère de l'Intérieur n'a pas accédé à sa demande, lui répondant que "c'est trop cher, que les caméras donnent des images imprécises", a expliqué Jacques Toubon.
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