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La cour de récréation d'une école primaire (illustration).
Crédit : FRED DUFOUR / AFP
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C'est le premier procès pour violences dans le périscolaire parisien depuis que le scandale a éclaté dans la capitale. Ce mardi 5 mai, un animateur d’une école parisienne comparaît devant le tribunal correctionnel. L'homme de 47 ans est poursuivi pour harcèlement sexuel sur neuf filles et pour agression sexuelle sur trois d’entre elles.
Pénélope, la mère d’une des victimes, a accepté de témoigner au micro de RTL ce mardi 5 mai. Elle a exprimé être "très en colère contre l’animateur, contre l’institution qui n’a pas su protéger notre enfant". Selon elle, des alertes existaient déjà dès 2021, lorsqu’une famille s’était plainte de comportements déplacés et d’un langage inapproprié. "Mais l’animateur n’a pas du tout été inquiété", a-t-elle déploré.
Suspendu en octobre 2024, le mis en cause a été depuis placé sous contrôle judiciaire. Il encourt jusqu’à dix ans de prison et 150.000 euros d’amende.
Les faits ont eu lieu en octobre 2024, lorsque deux élèves de CM2 se sont confiées à la directrice. Elles ont évoqué des gestes insistants, des câlins non consentis et des propos à connotation sexuelle. "Ma fille a dit que c'était de plus en plus souvent et de plus en plus fort", a rapporté Pénélope au micro de RTL.
Au moment des faits, sa fille est âgée de 10 ans. La mère a décrit des séquelles psychologiques importantes. "Pendant de longs mois, elle a développé des peurs profondes, au point de ne plus pouvoir dormir seule", a-t-elle expliqué.
Au-delà de son cas personnel, la mère a exprimé le souhait que ce procès permettra de faire évoluer les choses. "J'espère qu’ils ne pourront plus jamais exercer auprès d’enfants. J’espère aussi que ce procès donnera à d’autres enfants victimes la force de parler", a-t-elle insisté.
Contacté par RTL, l’avocat de la défense n’a pas répondu. Selon les informations de Mediapart, l’animateur a contesté les accusations. Il a évoqué de "simples accolades" et a démenti toute infraction.
Depuis le début de l’année, 78 agents ont été suspendus dans les écoles parisiennes, dont 31 pour des soupçons de violences sexuelles.
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