1 min de lecture

Jean-Michel di Falco condamné à verser 200.000 euros à un homme l'accusant de viols dans les années 1970, l'ex-évêque se pourvoit en cassation

L'ex-évêque Jean-Michel di Falco a été condamné au civil à verser près de 200.000 euros à un homme qui l'accuse de viols et d'agressions sexuelles dans les années 1970. Les faits, prescrits au pénal, remontent à l'époque où il dirigeait un collège parisien. L'ecclésiastique a annoncé se pourvoir en cassation.

Monseigneur Jean-Michel Di Falco, en 2009.

Crédit : ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

AFP - édité par La rédaction numérique de RTL

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Mettre RTL en favori sur Google

La cour d'appel de Paris a condamné, ce jeudi 26 mars, au civil l'ex-évêque Jean-Michel di Falco à payer près de 200.000 euros de préjudice à un homme l'accusant de viols et agressions sexuelles dans les années 1970, selon une décision consultée par l'AFP.

Pierre-Jean Pagès accuse Jean-Michel di Falco de violences sexuelles à l'époque où celui-ci était prêtre et directeur du collège Saint-Thomas-d'Aquin à Paris entre 1972 et 1975, des faits prescrits au pénal.

"Il résulte ainsi des éléments du débat qu'un comportement fautif de Jean-Michel di Falco, de nature sexuelle, a causé à Jean-Michel Pagès un dommage corporel, qui l'oblige à réparation", a estimé dans son arrêt la cour d'appel, au terme d'un long chemin procédural qui avait vu le demandeur jusqu'ici débouté de ses demandes.

Après la publication de l'arrêt, l'ex-évêque a réaffirmé sa "parfaite innocence" et a annoncé se pourvoir en cassation.

Une action non-prescrite pour la Cour

Contrairement à de précédentes décisions de justice dans cette procédure engagée au civil en 2016, la cour d'appel a considéré que l'action civile de Pierre-Jean Pagès, aujourd'hui âgé de 65 ans, n'était pas prescrite. "L'action civile de M. Pagès, à des fins indemnitaires, se prescrivant par vingt ans à compter de la consolidation du dommage dont il est demandé réparation, ne peut donc être empêchée par la prescription de l'action publique relative à des faits recevant une qualification pénale", selon l'arrêt.
 
La juridiction d'appel a retenu l'année 2009, au cours de laquelle le demandeur s'est engagé dans une troupe de théâtre au terme de vingt ans de thérapie, comme année de "consolidation" du dommage.

À écouter aussi

L'ancien évêque auxiliaire de Paris, aujourd'hui âgé de 84 ans et à la retraite, est notamment condamné à lui verser 10.000 euros en réparation du préjudice sexuel, 70.000 euros au titre de l'incidence professionnelle et 81.392 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire.

La rédaction vous recommande
À lire aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée