2 min de lecture Jérôme Kerviel

Jérôme Kerviel : dernière journée de suspense

Jérôme Kerviel, toujours côté italien de la frontière, décidera ce dimanche s'il se rend finalement dans un commissariat. La justice pourrait aussi décider de délivrer un mandat d'arrêt international.

Jérôme Kerviel, à Vintimille, le 17 mai 2014. (archives)
Jérôme Kerviel, à Vintimille, le 17 mai 2014. (archives) Crédit : MARCO BERTORELLO / AFP
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Jérôme Kerviel se rendra-t-il à la police française? L'ex-trader de la Société générale de 37 ans, condamné à cinq ans de prison dont trois ferme pour des opérations ayant fait perdre 4,9 milliards d'euros à sa banque, a jusqu'à ce dimanche 18 mai pour se présenter au commissariat de police de Menton. Au-delà, le parquet de Paris pourrait décider de lancer un mandat d'arrêt international.

Visage buriné et fatigué par deux mois et demi de marche à pied depuis Rome, Kerviel n'a pas franchi comme prévu la frontière française samedi 17 mai. Il a préféré rester côté italien à une centaine de mètres du panneau bleu de la France. "S'ils viennent me chercher dimanche c'est mon destin, c'est pas grave, je suis encore dans le combat, je resterai dans le combat", a--t-il lancé.

Il ne demande pas de grâce mais l'immunité de témoins

En cas de délivrance d'un mandat d'arrêt international, "ils peuvent venir me cueillir, je suis juste à côté", a ajouté le trader repenti, qui est retourné dormir en Italie samedi soir. "Je n'ai jamais voulu fuir", insiste-t-il. Il a demandé samedi à François Hollande de protéger des témoins clefs du monde judiciaire qui connaissent bien son dossier. Ils sont "prêts à parler, mais ont peur pour leur poste", affirme-t-il.

"J'attends, côté italien, la réponse de François Hollande sur l'immunité que je demande pour ces personnes", a-t-il annoncé. La présidence a répondu que si Jérôme Kerviel sollicitait une grâce présidentielle, sa demande serait examinée "selon la procédure habituelle", après "une instruction et un avis de la Chancellerie".

C'est une affaire d'Etat, où le pouvoir bancaire a pris le dessus sur le droit qui devrait s'appliquer à tout le monde

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"Je ne demande pas ma grâce", a répliqué quelques heures plus tard Jérôme Kerviel, campant sur ses positions sous l'oeil des caméras. "C'est une affaire d'Etat, où le pouvoir bancaire a pris le dessus sur le droit qui devrait s'appliquer à tout le monde", a-t-il asséné. Son ancien employeur, la Société générale, dénonce de son côté un "tapage médiatique" semé de mensonges.

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Jérôme Kerviel doit se rendre au commissariat de Menton dimanche 18 mai 2014 Crédit Image : RTL | Crédit Média : Julien Fautrat | Durée : | Date :
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