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"Je sais qui tu es" : une fillette de 11 ans fait face à un braqueur armé dans une supérette près du Mans

À Bonnétable, dans la Sarthe, une fillette de 11 ans a fait preuve d’un sang-froid remarquable face à un braqueur armé venu dévaliser la supérette de son père. Reconnaissant sa voix malgré sa cagoule, elle a contribué à faire échouer le vol.

Un rayon de yaourts au supermarché. (Illustration)

Crédit : Fiora Garenzi / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

La rédaction numérique de RTL

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Vendredi 15 mai 2026, à Bonnétable, au nord du Mans, une jeune fille de 11 ans a vécu une scène particulièrement éprouvante dans une supérette où elle aidait son père en début de soirée, rapporte L'Echo Sarthois


Alors qu’elle remplaçait quelques instants ce dernier à la caisse, un homme a fait irruption dans le commerce, le visage dissimulé par un sous-vêtement utilisé comme cagoule et armé d’un fusil. Le braqueur a immédiatement exigé le contenu de la caisse.

Face à lui, la fillette a gardé son sang-froid. "Prenez la caisse", lui a-t-elle répondu, avant de le supplier de ne pas tirer. L’homme l’a alors rassurée : "Je ne te tirerai pas dessus, je te promets". 


Ce court échange suffit à l’enfant pour reconnaître la voix de l’agresseur. "Tu peux retirer ta cagoule, je sais qui tu es", lui a-t-elle lancé. Alerté par les cris, le père de la jeune fille est rapidement intervenu. Le braqueur, un homme de 26 ans vivant à proximité du magasin, lui a alors remis son arme avant de se rendre sans opposer de résistance.

Quatre ans de prison, dont trois ans ferme et un an avec sursis

Jugé devant le tribunal, le prévenu, décrit comme un jeune homme aux airs d’adolescent, les cheveux attachés en queue de cheval, vêtu d’une veste et d’un jean gris, a reconnu les faits sans détour. "J’ai fait une énorme connerie", a-t-il déclaré à l’audience. Déjà connu de la justice et sous le coup d’un sursis probatoire, il a expliqué avoir voulu obtenir de l’argent rapidement alors qu’il traverse une situation personnelle et matérielle difficile.

Le procureur avait requis quatre ans de prison, dont trois ans ferme. Son avocat, Me Arnauld Brochard, a quant à lui décrit son client comme "quelqu’un en déperdition". "Ce gamin, cet adolescent de 26 ans, ce n’est pas le plus malin de l’affaire. Il habite à côté du magasin", a plaidé l’avocat, soulignant également que son client "n’a jamais pointé l’arme sur quelqu’un".

Avant le délibéré, le prévenu a présenté ses excuses : "Je suis vraiment désolé. Je souhaite me réinsérer. Je me rends compte de la gravité de mes actes". Reconnu coupable, il a finalement été condamné à trois ans de prison, dont un an avec sursis et deux ans ferme. À cette peine s’ajoute la révocation d’un précédent sursis à hauteur d’un mois, portant à 25 mois la durée totale de son incarcération.

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