1. Accueil
  2. Actu
  3. Justice et faits divers
  4. Isère : une directrice de maison de retraite mise en examen pour harcèlement et violences
1 min de lecture

Isère : une directrice de maison de retraite mise en examen pour harcèlement et violences

La directrice aurait harcelé ses salariés et maltraité ses pensionnaires. La situation pourrait avoir duré près de 20 ans, selon une source judiciaire.

Une maison de retraite (image d'illustration)
Une maison de retraite (image d'illustration)
Crédit : GEORGES GOBET / AFP
Léa Stassinet & AFP

A 18 mois de la retraite, la directrice de la maison de retraite communale de Vif, dans l'Isère a été mise en examen pour violences sur des pensionnaires et harcèlement moral sur des salariés. Les faits, qui se seraient produits pendant près de 20 ans ont été révélés suite à la dénonciation d'un ex-salarié de l'établissement, relate le Dauphiné Libéré.  

Il est reproché à cette femme "un harcèlement sur les salarié", souvent en CDD et sans présence syndicale pour les défendre, "par des pratiques managériales d'un autre temps dont elle n'a pas conscience", a déclaré le procureur de la République Jean-Yves Coquillat. Il ajoute qu'elle conteste "absolument tout harcèlement" et ne se "remet pas du tout en cause". 

Concernant les violences sur ses pensionnaires, la directrice à la tête de l'Ehpad depuis 1998, aurait eu "des pratiques assimilables à de la maltraitance", toujours selon le magistrat. "Avec des choses étonnantes, comme donner des bonbons à des diabétiques, remplacer une soupe par un quignon de pain dur à une personne qui n'a plus de dents, ou ne pas donner les médicaments prescrits".

"Restée dans un management d'après-guerre"

Le maire de Vif a annoncé qu'une information judiciaire avait été ouverte, et la mairie mène une enquête administrative qui devrait s'achever la semaine prochaine, après l'audition de tous les employés. Guy Genet, maire depuis 2014 affirme que la sexagénaire était "impliquée à fond et vivait à 100% dans l'Ehpad". D'un caractère "fort", elle était "restée dans un management d'après-guerre", qui lui avait valu "plusieurs entretiens pour lui demander d'avoir un langage plus adapté", selon l'édile. Guy Genet estime que l'affaire "a pris une ampleur un peu démesurée par rapport à ce qu'il pense être la réalité des choses" et a assuré qu'il n'y avait pas eu de violences physiques. 

À écouter aussi

Suspendue de ses fonctions, la directrice a depuis été remplacée. Elle est désormais sous contrôle judiciaire.

La rédaction vous recommande
À lire aussi

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/