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INFO RTL - Menaces contre le maire d'Alès : la piste de la DZ Mafia s’éloigne, celle de malfaiteurs locaux désormais privilégiée

Un jeune homme de 20 ans a été mis en examen puis écroué à Paris dans l'enquête sur les menaces de mort qui visaient le maire d'Alès mi-juillet. Selon les informations de RTL, la piste de la DZ Mafia s'éloigne au profit de celle de malfaiteurs locaux.

Cette photographie montre un mur portant des inscriptions faisant référence à la vente de drogues illégales et indiquant "DZ Mafia", dans le quartier de La Maurelette, situé dans le 15e arrondissement de Marseille, le 16 janvier 2026.

Crédit : MIGUEL MEDINA / AFP

Thomas Prouteau & Jérémy Descours

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Plus de deux mois après les menaces de mort visant le maire d'Alès, un jeune homme de 20 ans a été mis en examen, puis écroué, ce mardi 29 septembre. Le suspect s'est présenté de lui-même au commissariat vendredi dernier. Il est à ce stade le premier mis en examen dans ce dossier.

D'après les informations de RTL de source proche du dossier, la piste de la DZ Mafia, dont se revendiquaient les menaces, est quasiment abandonnée.   

Dans cette affaire, qui avait provoqué une vive émotion au mois de juillet, le maire d'Alès, Christophe Rivenq, avait reçu une enveloppe contenant deux balles de calibre 9 mm. avec un mot signé "DZ Mafia". Des tags avaient également été inscrits sur les murs de son domicile, dont "DZNG" pour "DZ mafia nouvelle génération", et des menaces avaient été adressées à son épouse par SMS. L'élu avait même été exfiltré par le RAID, dans la nuit du 20 juillet, après une autre alerte, une "menace d'une action violente" rapportée par la DGSI qui ne s'est pas avérée caractérisée.

L'homme reconnaît les faits

Le jeune homme, né dans le Gard et boucher de profession, a reconnu les faits en garde à vue. Il admet avoir envoyé la lettre signée "DZ Mafia", adressé les messages de menace et réalisé les tags au domicile du maire. Mais il affirme n'avoir aucun différend personnel avec Christophe Rivenq. Selon ses déclarations, il aurait agi contre rémunération, pour le compte de commanditaires.

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Toujours d'après ses explications, le suspect évoque une dette de plusieurs milliers d'euros qui l'aurait conduit à accepter ce "contrat". Il assure également que les deux balles de 9 mm. lui auraient été fournies. 

Lors de son passage devant la justice à Paris, il a été mis en examen notamment pour "association de malfaiteurs criminelle en bande organisée", "menaces de mort sur un élu" et "détention d'armes", avant d'être écroué. La police judiciaire du Gard et l'Oclco (office central de lutte contre la criminalité organisée), cosaisis de l'enquête, cherchent désormais à remonter jusqu'aux donneurs d'ordre à l'origine de cette opération d'intimidation.

La piste de la DZ écartée

Selon les informations de RTL, qui viennent compléter celles données par BFMTV fin août, la piste de malfaiteurs locaux est désormais privilégiée. Les signatures "DZ Mafia" ou "DZNG", pour "DZ nouvelle génération", ont vraisemblablement été empruntées au groupe criminel marseillais, sans que celui-ci soit impliqué.

Il y a deux mois, des membres présumés de l'organisation criminelle avaient d'ailleurs fait parvenir à certains médias une vidéo pour démentir toute implication dans cette affaire. Ils y condamnaient "fermement" cet "acte lâche et odieux", assurant ne pas être responsables de cette "opération d'intimidation" visant le maire d'Alès.

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