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4 min de lecture
Poupette Kenza dans sa vidéo "Je reviens" publiée sur Youtube le 29 août 2025
Crédit : Capture Youtube @Poupette
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Selon les informations révélées par Paris-Normandie et confirmées par Le Parisien, Poupette Kenza, l'une des influenceuses les plus suivies, de son vrai nom Kenza Benchrif, est poursuivie pour plusieurs infractions commises entre 2019 et 2024.
La justice lui reproche notamment du travail dissimulé à Rouen entre janvier 2019 et 2023, des pratiques commerciales trompeuses entre 2022 et début 2023 à Déville-lès-Rouen, ainsi que l’emploi d’un étranger sans autorisation de travail au premier semestre 2024.
Les faits se seraient principalement déroulés dans un ancien salon de bronzage du couple, O’Sun Time, placé en liquidation judiciaire début 2025. Il est aussi reproché à la star de Snapchat âgée de 25 ans qui cumule plusieurs millions d'abonnés de ne pas avoir déclaré son entreprise au début de son activité sur les réseaux sociaux et d’avoir employé trois personnes non déclarées.
Les deux prévenus ont comparu dans le cadre d’une procédure de comparution avec reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). Le parquet de Rouen leur avait proposé une peine de 30.000 euros d’amende ferme et 30.000 euros avec sursis, ainsi que le remboursement des sommes dues à l’Urssaf.
La défense, assurée par Me Jérémy Kalfon, avait accepté cet accord. Mais le juge homologateur a refusé de valider la proposition, une décision assez rare dans ce type de procédure. L’avocat de la jeune femme a regretté une décision "surprenante", estimant qu’il ne s’agissait pas d’un dossier complexe mais d’un défaut de déclaration lié à "une inexpérience et à de la négligence".
L’affaire a donc été renvoyée devant le tribunal correctionnel. Le procès pourrait se tenir en juin prochain.
Face aux critiques, Poupette Kenza a donné sa version ce mardi 23 mars dans plusieurs stories sur son compte Instagram qui cumule plus de 1,5 millions d'abonnés. La créatrice de contenus a insisté sur le fait qu’elle n’était pas directement responsable des sociétés appartenant à son compagnon mises en cause. Elle a expliqué que son rôle s’est limité à des échanges avec les comptables, ce qui aurait conduit les autorités à la considérer comme "gérante de fait", autrement dit comme une dirigeante officieuse.
Concernant les pratiques commerciales trompeuses, celle-ci a expliqué que l’amende évoquée était liée à la promotion de produits blanchissants de la marque Crest, interdits en France : "Comme si moi j’étais censée savoir (…) et aussi je ne mettais pas la mention 'collaboration commerciale'" a-t-elle exprimé dans une story.
Sur le travail dissimulé, elle a insisté sur l’absence d’intention frauduleuse : "On avait un comptable qui était chargé de tout déclarer (…) on recevait des courriers de l’Urssaf, on pensait que tout était en règle. Je jure qu’on n’a jamais voulu voler qui que ce soit (…) on pensait que tout était déclaré."
Même ligne de défense concernant l’emploi d’une personne sans autorisation de travail : elle a décrit une situation qu’elle dit avoir découverte a posteriori. Selon son récit, l’employée en question travaillait déjà dans un autre salon, et les démarches administratives avaient été confiées à un professionnel : "Le comptable nous a demandé les papiers, on lui a tout donné (…) est-ce que je suis censée savoir qu’elle n’a pas le droit de travailler ?"
L’influenceuse a également reconnu ne pas avoir déclaré ses revenus à ses débuts dans l'influence : "Je ne savais même pas ce que c’était d’avoir une société (…) j’avais 18 ans, je n’en savais rien. J'encaissais l'argent dans mon compte personnel La Banque postale. A cet âgé là, ma mère gérait encore ma Carte vitale alors vous imaginez."
Elle a évoqué des erreurs liées à son jeune âge et à un manque d’accompagnement : "C’était purement de l’administratif mal géré. Si j’avais voulu escroquer, j’aurais encaissé mon argent à l’étranger. (...) Il faut arrêter de faire passer les gens pour la mafia".
Elle a assuré, aujourd’hui, avoir mis ses activités en conformité, tout en évoquant de lourds redressements : TVA, impôt sur les sociétés et cotisations Urssaf pour plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Il n'a jamais été question de tricher ou dissimuler. On s’est ratés au début mais ça arrive et on l’a reconnu. On assumera les conséquences et les responsabilités de nos erreurs qu’on paye encore aujourd’hui et ça ne se reproduira pas.
Poupette Kenza
Cette procédure s’ajoute à une autre affaire qui avait déjà conduit Poupette Kenza en prison. La jeune femme avait été mise en examen le 7 juillet 2024 pour tentative d’extorsion de fonds en bande organisée et association de malfaiteurs.
Elle était soupçonnée d’avoir mandaté un homme pour tenter de soutirer 350.000 euros à une ancienne associée qu'elle accusée de vol. Placée en détention provisoire à la maison d’arrêt de Rouen en juillet 2024, elle avait finalement été libérée sous contrôle judiciaire le 31 octobre après quatre mois d’incarcération. Depuis, l’influenceuse est revenue sur les réseaux sociaux en septembre 2025.
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