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Il avait accumulé 4.000 fichiers pédopornographiques : un homme ayant "exercé comme assistant d'éducation" mis en examen à Vesoul et placé sous contrôle judiciaire

Selon le parquet de Vesoul, le suspect "exerçait une activité dans le secteur de l'enfance et donc en lien quotidien avec des mineurs". Placé sous contrôle judiciaire, il a interdiction d'entrer en contact avec des mineurs.

Le parquet de Vesoul a requis le placement du suspect sous contrôle judiciaire, après sa mise en examen pour détention d'images pédopornographiques.

Crédit : Sébastien BOZON / AFP

Alexis Lalemant & AFP

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Un homme qui "exerçait une activité dans le secteur de l'enfance et donc en lien quotidien avec des mineurs" a été mis en examen à Vesoul (Haute-Saône), notamment pour "détention de l’image ou de la représentation d’un mineur à caractère pornographique" indique le parquet, ce mercredi 12 août.

Selon la haute-comissaire à l'Enfance, Sarah El-Haïry, plus de 4.000 fichiers pédopornographiques et une poupée à l'effigie de mineurs" ont été retrouvés par la police. 

"Quatre mille fichiers pédopornographiques et une poupée à l'effigie de mineurs chez un assistant d'éducation: c'est glaçant", a réagi dans un communiqué la haute-commissaire à l'Enfance, Sarah El Hairy. "Merci aux policiers pour cette traque. Les prédateurs doivent savoir qu'ils ne sont et seront jamais à l'abri", a-t-elle ajouté, constatant que "là où il y a des enfants, il y a des prédateurs !"

Le suspect a été placé sous contrôle judiciaire vendredi 7 août, avec notamment l'interdiction d'entrer en contact avec des mineurs, a précisé dans un communiqué Cathy Bianchin, substitut du procureur de Vesoul. 

Cette dernière a aussi retenu l'"acquisition de l’image ou de la représentation d’un mineur à caractère pornographique" ainsi que la "fixation ou l'enregistrement de l’image d’un mineur de 15 ans à caractère pornographique" pour justifier la mise en examen du suspect. 

"Cette enquête de flagrance faisait suite à une 'cyberpatrouille' organisée par le commissariat de police de Vesoul et le parquet de Vesoul", indique par ailleurs Cathy Bianchin. 

Le rectorat assure qu'il n'existait "aucun signalement" concernant le suspect

L'auteur présumé des faits a "exercé comme assistant d'éducation contractuel au sein d'un établissement de l'académie" et "son contrat arrivant à échéance", il "ne devait pas être reconduit à la rentrée prochaine", a précisé à l'AFP le rectorat de Besançon, dont dépend Vesoul.

"Aucun signalement relatif à son comportement à l'égard d'élèves n'a été porté à la connaissance de l'établissement ou des services académiques dans le cadre de ses fonctions", ajoute-t-il.

"Aucun élément de cette nature ne ressortait des éléments dont disposait l'administration lors de son recrutement", souligne encore le rectorat, qui dit suivre "ce dossier avec la plus grande attention". 

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