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Gers : un militant anti-corrida interpellé

Le président d'une association anti-corrida a été arrêté devant les arènes de Vic-Fezensac, dans le Gers, en pleine feria de Pentecôte.

La sculpture "Hommage à la Vérité Tauromachique" devant les arènes de Vic-Fezensac (archives)
La sculpture "Hommage à la Vérité Tauromachique" devant les arènes de Vic-Fezensac (archives)
Crédit : AFP / ERIC CABANIS
La rédaction numérique de RTL & AFP

Alors que la feria de Pentecôte bat son plein à Vic-Fezensac (Gers), les forces de l'ordre ont interpellé le président d'une association anti-corrida, ce dimanche 8 juin devant les arènes. 

Des militants manifestaient bruyamment "contre le massacre des taureaux". Ils étaient 60 selon les gendarmes, 200 selon les organisateurs, et avaient décidé de se faire entendre toute la journée pour marquer les corridas du week-end de Pentecôte. L'événement est habituellement fréquenté "par 35.000 passionnés" selon l'office du tourisme de Vic-Fezensac (3.600 habitants).

Manifestation anti-corrida très bruyante

Un représentant de la préfecture du Gers a expliqué à l'AFP que le président du Comité radicalement anti-corrida (CRAC) basé dans le Gard, Jean-Pierre Garrigues, avait été "interpellé dans le cadre de la manifestation et placé en garde à vue parce qu'il a été pris avec une arme sur lui : une bombe lacrymogène".

Jean-Pierre Garrigues s'était auparavant réjoui de pouvoir faire fonctionner une puissante sono à 150 mètres des arènes au moment même où la foule entrait pour la corrida de 11 heures. "Nous leur signifions en direct tout ce que nous pensons de cette pratique barbare. Ça rend furieux les aficionados qui auraient voulu nous jeter hors de la ville", avait-il expliqué à l'AFP par téléphone.

Charge violente des gendarmes mobiles

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Selon des manifestants, les gendarmes ont d'abord obligé les anti-corrida à éloigner leur camion sono des arènes, en vertu d'un arrêté municipal spécifiant que le rassemblement - autorisé - ne devait pas être bruyant. "Puis, alors qu'on scandait nos slogans 'corrida basta', 'la torture n'est pas notre culture', il y a eu une charge des gendarmes mobiles. M. Garrigues a été jeté au sol et arrêté", a affirmé à l'AFP un manifestant, Christophe Landais. Ce militant a assuré que les gendarmes avaient "eu la main très lourde" et qu'"une militante avait le poignet cassé", sans que cela puisse être confirmé.

La préfecture a fait valoir de son côté que les militants avaient d'abord "convenu de ne plus lancer de fumigènes puis en avaient fait partir un quand même, ce qui a entraîné l'intervention des gendarmes". "La charge a été précédée des sommations", a ajouté la préfecture.

Le maire, Michel Espié, avait tenté d'éloigner les anti-corrida pendant la fête en prenant un premier arrêté, le 18 avril, interdisant "toute manifestation à l'intérieur du périmètre formé par les panneaux de l'agglomération de la commune". Mais le CRAC avait attaqué cette décision en justice et le tribunal administratif de Pau avait finalement constaté samedi que "le maire avait retiré l'arrêté litigieux".

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