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Fusillade à Montpellier : ce n'est pas un règlement de comptes

Le double homicide par balles de Montpellier n'a rien du guet-apens, selon le parquet.

Fusillade dans le quartier de Lemasson à Montpellier, le 24 août 2014. (archives)

Crédit : PASCAL GUYOT / AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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La fusillade qui a fait deux morts dans un quartier populaire de Montpellier samedi soir n'est pas de même nature que les règlements de comptes survenus à Marseille et Toulouse, a assuré le parquet. "On ne peut pas vraiment dire qu'il s'agisse d'un règlement de compte comme il s'en passe à Marseille", a indiqué lundi Patrick Desjardin, le procureur-adjoint du parquet de Montpellier. "Il n'y a pas eu de guet-apens comme on le voit avec des tueurs à moto, il y a eu une altercation entre deux groupes vraisemblablement sur fond d'un trafic de drogue", a-t-il précisé, lors d'une conférence de presse.

Le maire DVG, Philippe Saurel, avait invoqué dimanche les précédents de Toulouse, où deux règlements de compte à l'arme de guerre ont eu lieu en 24 heures il y a une dizaine de jours, et Marseille, où les règlements de compte sur fond de trafic de drogue font souvent la une, pour réclamer des effectifs de police supplémentaires, disant refuser que sa ville "devienne Chicago".

Pas Chicago ou Marseille

Lundi, le ministre de l'Intérieur a suggéré, dans un courrier adressé à l'édile, d'éviter "l'outrance et la polémique". Aussi "marquante" soit cette affaire, elle "ne saurait caractériser" la réalité de la délinquance de Montpellier, qui "n'a pas grand chose à voir avec les comparaisons, en forme de raccourcis, puisées dans l'histoire de la prohibition américaine", a estimé le ministre.

La police recherche activement un jeune homme suspecté d'avoir participé à ce double meurtre où deux hommes connus de la justice pour trafic de stupéfiants ont été abattus samedi soir dans le quartier Lemasson. "L'homme en fuite n'est toujours pas identifié", a indiqué lundi Gilles Soulié, directeur du SRPJ de Montpellier, précisant que "20 enquêteurs étaient mobilisés à plein temps sur cette enquête de crime flagrant", au cours de la même conférence de presse.

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