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Entre 15.000 et 40.000 euros de préjudice : un argentier, son conjoint et un receleur jugés pour des vols de porcelaine à l'Élysée

Un argentier de la présidence de la République, son conjoint et un gardien du Louvre comparaissent jeudi 26 février devant le tribunal correctionnel de Paris, poursuivis pour vol et recel de dizaines de pièces de porcelaine dérobées à l'Élysée.

La façade principale du palais de l'Élysée vue depuis la porte d'entrée.

Crédit : Amaury Cornu / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Cindy Hubert - édité par Gabriel Joly

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C'est une affaire qui fait grand bruit sous les ors de l'Élysée. Ce jeudi 26 février après-midi, un argentier de la présidence de la République, son conjoint et un gardien du Louvre sont jugées en comparution immédiate au tribunal de Paris. Elles sont accusées d'avoir dérobé au sein même du palais présidentiel entre 15.000 et 40.000 euros de vaisselle en porcelaine.

Il y a d'abord eu une assiette, puis des lots d'assiettes, des tasses, des saucières servant lors des dîners d'État… Selon nos informations, le voleur - qui avait le droit de récupérer quelques objets abîmés - s'est débrouillé pour dissimuler la porcelaine et passer la grille du palais pendant près de deux ans. Mais après que l'intendant général a fait un signalement aux gendarmes, l'argentier en chef est passé aux aveux.

En poste pendant cinq ans, il a bidouillé les inventaires et avec la complicité de son compagnon antiquaire. Le maître d'hôtel a ensuite tenté d'écouler les pièces, notamment sur Vinted. Résultat, un acheteur ne résiste pas : un collectionneur versaillais dépassé par sa passion, assure sa défense. Il sera jugé aujourd'hui comme receleur présumé.

Parmi les objets pillés, il y a par exemple ce service Duplessis commencé sous Napoléon III. "Aujourd'hui, une assiette de ce service aux oiseaux vaut autour de 1.500 euros en vente aux enchères. Mais celles qui ont été dérobées portent au revers un tampon en rouge avec clairement marqué 'Palais de l'Élysée' et sont invendables", explique Cyrille Froissart, expert en céramique ancienne.

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La présidence a récupéré la quasi-totalité des pièces, mais leur propriétaire, la prestigieuse Manufacture de Sèvres, sera sur le banc des parties civiles.

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