1 min de lecture Migrants

Drôme : un maire renonce à un référendum anti-migrants

Le maire d'Allex avait déposé trois requêtes pour consulter la population après l'ouverture d'un centre d'accueil pour 50 migrants dans la commune. Mais la justice a invalidé sa demande.

Des migrants, baluchon sur le dos, quittent la "jungle" de Calais. (illustration)
Des migrants, baluchon sur le dos, quittent la "jungle" de Calais. (illustration)
Anne-Sophie Blot
Anne-Sophie Blot
et AFP

Après l'invalidation vendredi par la justice, le maire d'Allex, une petite commune de la Drôme, a renoncé à son idée d'organiser un référendum local sur l'accueil de migrants de Calais. "C'est devant l'intransigeance de l'État et par la contrainte que j'annule le scrutin qui était prévu ce dimanche", a affirmé lors d'une conférence de presse Gérard Crozier (SE), qui s'est dit "très amer". "J'ai outrepassé volontairement mon niveau de compétence, j'ai voulu faire en sorte que la démocratie s'exprime", a poursuivi l'édile, entouré notamment du président du conseil départemental de la Drôme, Patrick Labaune (Les Républicains). 

"Les Allexois et les Allexoises sont bâillonnés"
, selon le maire qui n'en démord pas et a également dénoncé "un acharnement de la préfecture". "Trois requêtes dont deux en urgence" avaient été déposées devant le tribunal administratif, "c'est beaucoup pour un maire d'une commune de 2.500 habitants", a-t-il fustigé. Gérard Crozier a déjà annoncé qu'il allait "reprendre la consultation avec la population par d'autres moyens". 

Charge de Laurent Wauquiez

Le 13 septembre, le conseil municipal d'Allex, où l'État a ouvert un centre d'accueil et d'orientation (CAO) pour 50 migrants dans un château à l'écart du village, avait voté à l'unanimité et à main levée l'organisation d'un référendum sur le sujet. Le tribunal administratif de Grenoble, saisi par la préfecture de la Drôme, s'était opposé vendredi à l'organisation de ce référendum dans la mesure où l'hébergement d'urgence ne relève pas de la compétence de la commune mais de l'État. 

Onze premiers migrants étaient arrivés la semaine dernière dans la commune, originaires d'Afghanistan, d'Irak et du Soudan. Mi-septembre, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, également président par intérim du parti Les Républicains, avait appelé les maires à refuser l'accueil des migrants de Calais, pointant le risque de multiplication de "jungles" sur le territoire. La région Auvergne-Rhône-Alpes doit accueillir 1.784 migrants, selon le plan de répartition du gouvernement.

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