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Disparues de Perpignan : "Je pourrai reprendre une vie sereine le jour où l'on m'annoncera son décès", dit la femme du suspect

REPLAY / DOCUMENT RTL - Marie, la femme de Jacques Rançon, a elle aussi été violentée par cet homme, suspecté de trois meurtres.

Jacques Rançon durant son transfert vers le tribunal de Perpignan, le 9 juin 2015
Jacques Rançon durant son transfert vers le tribunal de Perpignan, le 9 juin 2015
Crédit : RAYMOND ROIG / AFP
Disparues de Perpignan : "Je pourrai reprendre une vie sereine le jour où l'on m'annoncera son décès", dit la femme du suspect
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Patrick Tejero & La rédaction numérique de RTL

C'est peut-être la fin de l'une des affaires criminelles les plus marquantes des années 90. Jacques Rançon, mis en examen pour l'assassinat de Mokhtaria Chaïb, retrouvée mutilée en 1997, est passé aux aveux. Il a reconnu le meurtre d'une autre disparue de Pergignan, Marie-Hélène Gonzalez, retrouvée elle aussi mutilée un an plus tard. Jusqu'ici, il avait toujours nié. Sa femme, Marie, a elle-même été violentée par Jacques Rançon. Ces nouvelles révélations lui font revivre son cauchemar.

Je suis devenue insomniaque avec la peur qu'il apparaisse derrière une fenêtre ou qu'il rentre chez moi

Marie

"À chaque fois qu'une nouvelle apparaît, je réentends son nom. J'essaye d'enfouir petit à petit ce que j'ai vécu avec un personnage que je n'ai même pas de mots pour décrire. J'ai deux enfants qui me rattachent à lui. Par sa faute et ce qu'il a fait, je suis devenue insomniaque avec la peur qu'il apparaisse derrière une fenêtre ou qu'il rentre chez moi, raconte-t-elle. Même s'il est en prison, il y a toujours cette peur-là (...) Je me dis que j'aurais pu finir comme cette jeune femme et que j'ai eu de la chance. C'est peut-être méchant mais je pourrai reprendre une vie sereine le jour où l'on m'annoncera qu'il sera décédé".


L'affaire des "disparues de Perpignan" concerne la disparition de quatre jeunes femmes dans le quartier de la gare dans des conditions similaires entre 1995 et 2001. Trois d'entre elles, Marie-Hélène Gonzalez (22 ans), Mokhtaria Chaïb (19 ans) et Fatima Idrahou (23 ans ; 2001), ont été retrouvées mortes. Le corps de Tatiana Andujar (17 ans ; 1995) n'a, lui, jamais été retrouvé. Marc Delpech a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour l'enlèvement, le viol et le meurtre de Fatima Idrahou mais n'a pas été poursuivi pour les trois autres disparitions. Jacques Rançon avait, quant à lui, déjà avoué en octobre dernier le meurtre de Mokhtaria Chaïb.

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