1 min de lecture Pays basque

Deux trisomiques non accompagnés interdits de piscine à Anglet

Les mères de deux trisomiques à qui l'accès aux bassins du centre de thalassothérapie d'Anglet avait été interdit ont décidé de porter plainte.

La promenade d'Anglet, dans les Pyrénées-Atlantiques, le 26 mai 2013.
La promenade d'Anglet, dans les Pyrénées-Atlantiques, le 26 mai 2013. Crédit : GAIZKA IROZ / AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Les mères de deux jeunes hommes trisomiques ont décidé de porter plainte pour "discrimination" car leurs fils n'ont pas pu se baigner seuls dans les bassins du centre de thalassothérapie Atlanthal, à Anglet (Pyrénées-Atlantiques). Le règlement intérieur stipule que les handicapés physiques ou mentaux doivent être accompagnés. Ce n'était pas le cas de Christopher et Yohan, 27 et 28 ans. Parce qu'ils sont autonomes, selon leurs mères, rapporte Sud Ouest, qui relate l'histoire sur son site internet.

"Nous avons pourtant expliqué que nos enfants font de la natation en compétition et qu'ils ne requièrent pas de surveillance particulière, mais Atlanthal n'a rien voulu entendre", raconte Danielle Marais, la mère de Christopher, au quotidien. Et de dénoncer : "Nos enfants ont été profondément touchés. Ce que nous demandons, ce n'est pas de la tolérance, c'est du respect."

Question de sécurité

"Nous acceptons toutes les personnes handicapées sans problème, bien au contraire. Mais nous ne les connaissons pas, ils doivent donc être accompagnés. Nous nous protégeons, c'est une question de sécurité. Nos maîtres nageurs n'ont pas la compétence pour les surveiller", explique de son côté à Sud Ouest le responsable aquatique du centre, Jean-Christophe Percheron.

"A aucun moment, nous n'avons eu une attitude discriminatoire envers ces personnes, le responsable aquatique a simplement exigé comme le prévoit notre règlement intérieur que ces personnes soient accompagnées d'un adulte", a expliqué le directeur Olivier Arrostegui à l'AFP. Dimanche, "les deux mères souhaitaient faire des soins pendant que leurs enfants trisomiques restaient livrés à eux-mêmes dans un bassin de 350 m2 ", a-t-il affirmé. "A aucun moment, elles n'ont essayé de me joindre. Je trouve cela incroyable, je leur aurais expliqué la même chose que le responsable aquatique. C'est une question de sécurité évidente. Tous les jours nous recevons des personnes handicapées, mais accompagnées", a-t-il insisté.

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