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"Des témoins qui ont pu se laisser instrumentaliser" : dans l'affaire Crépol, les avocats de la défense dénoncent la requalification de meurtre aggravé par du racisme

Trois ans après la mort de Thomas Perotto à Crépol, la justice a requalifié le crime en meurtre aggravé par le racisme. Sur RTL, l'avocate de deux accusés remet en question certains témoignages.

Une marche blanche organisée en hommage à Thomas, tué lors d'une rixe à Crépol.

Crédit : OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP

"Des témoins qui se laissent instrumentaliser" : dans l'affaire Crépol, les avocats de la défense dénoncent la requalification de meurtre aggravé par du racisme

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Frédéric Perruche

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La justice a renvoyé le vendredi 25 septembre onze jeunes hommes devant les assises pour meurtre aggravé par du racisme contre "la race blanche et la nation française", près de trois ans après la mort de Thomas Perotto, à Crépol (Drôme). Le parquet de Valence s'était pourtant opposé à cette décision. Selon l'ordonnance de requalification, à laquelle RTL a eu accès, 19 témoins ont mentionné ce racisme anti-blanc.

"J'ai vu un agresseur la main en sang avec un couteau. Il se vantait de planter du blanc", a déclaré l'un des témoins. "Sale Français de merde, on va vous tuer", a rapporté un autre. Au total, 19 témoins directs ont rapporté ce genre de propos. Ces témoignages sont suffisants et concordants aux yeux des magistrats instructeurs pour motiver la circonstance aggravante de "racisme anti-blanc". 

"Des mensonges"

Le crime est ainsi requalifié en meurtre aggravé, ce que conteste Maître Élise Rey-Jacquot, avocate de deux des onze prévenus. "Qu'est-ce qu'il s'est déroulé cette semaine ? Tout le monde a crié au racisme anti-blanc. On parlait d'attentat à l'époque. Et c'est à ce moment-là, une semaine plus tard pas le lendemain des faits, où finalement on s'est rappelé que oui, nous aussi, on a entendu des propos anti-blancs et anti-français", dénonce l'avocate.  

"Ce qu'on soutient du côté de la défense, c'est qu'il y a un certain nombre de ces témoignages qui sont purement et simplement des mensonges. On n'est absolument pas à l'abri que certains de ces témoins aient pu se laisser instrumentaliser eux-mêmes par le discours qu'ils ont entendu. Ils entendent ça et, forcément, ils le répètent une semaine plus tard", estime Maître Élise Rey-Jacquot.

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L'avocate a fait savoir qu'elle allait faire appel. Si le racisme est retenu, en cas de condamnation, les auteurs ne risquent plus un maximum de 30 ans de prison mais la perpétuité. 

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