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Des faux salariés, des voitures de fonction et le logo de la Justice : une Bretonne de 38 ans écrouée pour escroquerie à Quimper

Une femme de 38 ans a été écrouée à Quimper après avoir créé une fausse structure se réclamant du ministère de la Justice. Selon le parquet, elle aurait utilisé de faux documents officiels pour louer des bureaux, recruter du personnel et obtenir du matériel sans jamais régler les factures.

Le symbole de la justice, une femme les yeux bandés portant une balance de la main gauche et un glaive dans la main droite.

Crédit : INA FASSBENDER / AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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Une Bretonne de 38 ans a été mise en examen et écrouée pour escroquerie après avoir monté "une structure fictive se réclamant du ministère de la Justice" avec laquelle elle achetait des ordinateurs et louait des voitures, a annoncé le parquet de Quimper lundi.

Déjà condamnée à cinq reprises, dont trois fois pour escroquerie, la suspecte, habitante de la région de Quimper (Finistère) se présentait comme la directrice de cette "structure fictive", censée superviser la protection de l'enfance.

Cette entité "créée de toutes pièces, sur la base de documents falsifiant des pièces et logos officiels" louait des bureaux et des voitures, et achetaient "de nombreux biens, notamment des tenues de service et du matériel informatique", a décrit la procureure de Quimper Cécile Flamet, dans un communiqué de presse.

Les nombreux commerçants ayant fourni des véhicules, du matériel informatique ou des fournitures de bureau n'ont jamais été payés, de même que les propriétaires des bureaux. Huit personnes ont en outre été recrutées au moyen de faux contrats de travail.

Une "administration" fictive avec de véritables employés

Ces employés "avaient été convaincus de travailler à la création d'un service chargé d'améliorer la prise en charge de l'enfance", a indiqué la procureure, qui précise qu'ils n'avaient "perçu aucun salaire, la responsable invoquant des délais liés à la prise en charge administrative d'une structure nouvellement installée".

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En mars, l'Inspection du Travail et l'unité régionale chargée de la lutte contre le travail illégal (URACTI) ont appris aux employés "la supercherie dont ils avaient été victimes". Ce sont leurs déclarations qui ont permis d'identifier la suspecte.

Cette dernière a été mise en examen en juillet, notamment pour escroquerie au préjudice d'un organisme public, faux, usage de faux et travail dissimulé. Placée en détention provisoire, "elle encourt jusqu'à 14 ans d'emprisonnement", a ajouté la magistrate.

Un homme de 49 ans se présentant comme son comptable et directeur de cabinet a été mis en examen pour escroquerie, travail dissimulé, et activité de gestion malgré interdiction. Placé sous contrôle judiciaire, il encourt jusqu'à 5 ans de prison. 

Les investigations à venir devront notamment établir l'importance des préjudices financiers. "À ce stade, aucun élément n'indique que des fonds publics ont été versés", précise la procureure.

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