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Cédric Herrou risque 5 ans de prison pour avoir aidé des migrants

Cédric Herrou, un agriculteur âgé de 37 ans, comparaît devant le tribunal correctionnel pour avoir hébergé des migrants à Breil-Sur-Roya (Alpes-Maritimes).

Cédric Herrou à son arrivée au tribunal correctionnel de Nice le 4 janvier 2017.
Cédric Herrou à son arrivée au tribunal correctionnel de Nice le 4 janvier 2017.
Crédit : Claude Paris/AP/SIPA
Nice : il risque 5 ans de prison pour avoir aidé des migrants
01:29
La rédaction de RTL & Geoffroy Lang & AFP

Depuis le printemps dernier, plus d’une centaine de migrants ont été hébergés dans les caravanes, les tentes et les cabanes que Cédric Herrou a disposé dans la vallée de la Roya. Membre de l’association Roya Citoyenne, qui promeut la solidarité avec les migrants tentant de passer la frontière depuis la ville italienne de Vintimille, le trentenaire avait ouvert un camp de transit pour migrants qui tentaient de passer la frontière franco-italienne près de Vintimille, en Italie.

Cet agriculteur âgé de 37 ans comparaît devant le tribunal correctionnel de Nice ce mercredi 4 janvier pour "aide à l’entrée, à la circulation et au séjour d’étrangers en situation irrégulière", ainsi que pour "installation d’une habitation dans des locaux privés". Il encourt jusqu'à 5 ans de prison et 30.000 euros d'amende.

Une affaire classée en 2015

L'agriculteur originaire de Breil-Sur-Roya (Alpes-Maritimes) ne regrette pas pour autant sa décision et revendique une action entreprise pour pallier les défaillances des autorités publiques. "Prendre en charge les mineurs isolés, ce n’est pas un droit, c’est une obligation", a-t-il expliqué au micro de RTL.

En août 2015, Cédric Herrou avait déjà été poursuivi par la justice pour le transport de huit Érythréens mais le parquet de Nice avait classé l'affaire sans suite. C'est l'installation sans autorisation d'une cinquantaine d’Érythréens dans un centre de vacances désaffecté à Saint-Dalmas-de-Tende qui lui vaut ces nouvelles poursuites. L'occupation de ce centre avait été dénoncée avec véhémence par les élus locaux du parti Les Républicains.

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