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"C'est à cet instant qu'il va lui sauter dessus" : l’avocat d’une plaignante de Patrick Bruel détaille sur RTL les accusations d'une journaliste qui a porté plainte pour tentative de viol

Invité de RTL ce lundi 18 mai, Maître Ambroise Vienet-Légué, avocat d’une plaignante visant Patrick Bruel, a détaillé les accusations portées contre le chanteur. Alors que ce dernier continue de nier toute agression, huit plaintes ont été déposées à ce jour, dont celle de la journaliste Flavie Flament.

L’acteur et chanteur français Patrick Bruel arrive pour assister aux funérailles de l’acteur franco-danois Niels Arestrup, devant l’église Église Saint-Roch à Paris, le 10 décembre 2024.

Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Patrick Bruel : Ambroise Vienet-Legué est l'invité de Jérôme Florin

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Thomas Sotto

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Maître Ambroise Vienet-Légué a détaillé ce lundi 18 mai le témoignage de sa cliente, une journaliste culturelle dont l’identité n’a pas été dévoilée, qui accuse Patrick Bruel de tentative de viol, alors que le chanteur continue de clamer son innocence et se dit prêt à s'expliquer devant la justice. 


L'avocat a raconté au micro de RTL ce 18 mai : "Ils ont d’abord un échange tout à fait cordial à l’occasion d’un dîner". Selon lui, les échanges se sont poursuivis dans un cadre professionnel : "Ils vont se revoir une fois par la suite en évoquant des sujets tout à fait professionnels". Celui-ci a résumé leur relation comme étant "cordiale et sympathique". 

La veille, ce dimanche 17 mai, le chanteur âgé de 67 ans - visé par plusieurs plaintes pour viol, dont une déposée par l’animatrice Flavie Flament et Daniela Elstner, directrice d’Unifrance - a réaffirmé dans un long message publié sur Instagram sa position : "Il n’y eut ni viol ni drogue (...) Je n’ai jamais forcé une femme".

Le rendez-vous à Monaco et la montée imprévue dans sa chambre d'hôtel

Les faits se sont déroulés à Monaco à l’été 2000, alors qu'elle le recroise fortuitement pour la seconde fois. L’avocat de la plaignante a décrit une invitation initiale qui était de "passer prendre le thé à l’hôtel".

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Alors que la proposition était, au départ, une entrevue "dans le hall de l'hôtel", une fois sur place, "la réception va lui indiquer que monsieur Patrick Bruel ne peut finalement pas descendre parce qu'il vient de se blesser au tennis".

La situation a ensuite changé, selon le récit de la plaignante : "Il lui dit qu’il est complètement blessé et qu’il a très mal au genou". Puis, il a précisé : "Il lui demande de monter dans sa chambre (...) et lui appliquer la pommade sur le genou". C’est à cet instant que le récit bascule. "C’est précisément à cet instant, au moment même où elle va lui toucher le genou, que la situation va complètement vriller et qu'il va lui sauter dessus", a rapporté l'avocat.

Il a poursuivi : "Ils vont se retrouver tous les deux au sol. Il va y avoir une lutte de plusieurs minutes avec une intention sexuelle assez claire". La plaignante a ensuite affirmé avoir "réussi à prendre la fuite de cet hôtel totalement en état de choc".

Le silence pendant plus de 20 ans

Interrogé sur le délai de dépôt de plainte, l’avocat a défendu la temporalité choisie. Il a estimé : "Ce n’est pas 'pourquoi porter plainte maintenant', c’est 'pourquoi elle ne porte pas plainte tout de suite'". Il a insisté sur les freins rencontrés par sa cliente : "C’est très compliqué de porter plainte", et a évoqué le contexte de l’époque : "Ça l’était sans doute beaucoup plus dans les années 2000".

Selon lui, la peur de ne pas être crue a joué un rôle central : "Est-ce qu’on va la croire ? Et là effectivement, toutes ces questions se posent pour elle".

Une affaire juridiquement prescrite

Aujourd’hui, la plaignante a expliqué avoir changé de perspective. L’avocat a ainsi résumé : "Elle a complètement mûri". Et il a ajouté : "Elle s’est sentie en sécurité cette fois pour aller déposer plainte en ayant le sentiment qu’elle serait totalement crue".

Sur le plan du droit, Maître Vienet-Légué a reconnu la difficulté du dossier : "Les faits de viol, c’est un crime. Donc c’est aujourd’hui prescrit après 20 ans". Il a précisé que sa cliente "en avait conscience". Et a insisté : "Elle n’a pas une volonté de le voir condamné ni une volonté d’obtenir de l’argent".

Enfin, sur la prise de parole du chanteur, l’avocat a relativisé : "Le fait qu’il dise le contraire ne m’aurait pas étonné". Avant de conclure sur la suite judiciaire : "Il a confiance en la justice… ma cliente aussi a confiance en la justice".

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