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Attaque des surveillantes de la prison de Meaux : des caméras factices et donc inutiles à l'enquête

Info RTL INFO RTL - La justice comptait sur les caméras de la prison pour faire avancer l'enquête. Il y a bien des caméras mais certaines sont factices et d'autres n'ont rien enregistré.

Le centre de détention de Meaux-Chauconin en Seine-et-Marne.
Le centre de détention de Meaux-Chauconin en Seine-et-Marne.
Attaque des surveillantes de la prison de Meaux : des caméras factices et donc inutiles à l'enquête
01:44
Cindy Hubert & Aymeric Parthonnaud

Les vraies ou fausses caméras de surveillance. De nombreux Français y pensent pour dissuader les voleurs chez eux... Ces fausses caméras sont aussi utilisées dans certaines prisons. C'est ce qu'ont découvert les enquêteurs qui essaient de retrouver les agresseurs de deux surveillantes de la prison de Meaux, le week-end du 16 janvier. Une voiture leur a foncé dessus alors qu'elles se trouvaient sur le parking de l'établissement pénitentiaire. Le ou les chauffards sont toujours activement recherchés mais ce n'est pas la vidéo surveillance qui va aider la police.

Les enquêteurs de la police judiciaire comptaient bien s'appuyer sur les images de vidéoprojection du parking pour glaner quelques précieux indices, mais ils ont vite déchanté. Les caméras étaient là pour le décor, factices et donc incapables de fournir la moindre image de l'agression des deux surveillantes. Une mauvaise surprise, surtout que d'autres caméras, bien réelles celles-là, n'ont pas non plus filmé la scène et n'enregistrent de toute façon rien. 

Il ne faudra donc pas trop compter sur la vidéosurveillance pour solutionner l'enquête à l'heure où pourtant tout le monde vante les bienfaits de cette technique pour lever certaines énigmes. Reste quand même un signalement de la voiture, une Renault sombre, dont les policiers ont une immatriculation partielle. Les enquêteurs de la PJ mènent donc des investigations plus traditionnelles, à l'ancienne comme le confie un peu amer l'un d'entre-eux et cherchent à savoir si ces deux surveillantes étaient personnellement visées par cette tentative d'assassinat assez inédite en France.

L'affaire incite en tout cas les syndicats pénitentiaires à dénoncer le sous-équipement des prisons françaises en matière de vidéo surveillance, en particulier les plus vieux bâtiments, comme à Bayonne-Guéret ou Saintes selon les informations de RTL.

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