L'assaut a été particulièrement violent. Des matelas, des draps ont été expulsés par les fenêtres de l'immeuble au moment de l'explosion alors que les forces de l'ordre ont un temps cru à l'effondrement de l'immeuble. Après des heures de confinement, le quartier de Saint-Denis où a eu lieu l'assaut du RAID, épaulé par la BRI, reprend doucement vie bien que la rue de Corbillon reste toujours bouclée au lendemain de cette intervention au cours de laquelle huit personnes ont été arrêtées et au moins deux terroristes sont morts.
Les secouristes ont dû trouver les mots face à ces familles aujourd'hui sous le choc. "On est en France, on n'est pas à Bagdad. Là j'avais l'impression d'être à Bagdad", déclare l'une des habitantes du quartier de la rue de Corbillon. Les parents ont notamment dû rassurer les enfants : "Dès trois heures du matin, il y avait des chocs, des pleurs, de la panique... Je leur expliquais que les méchants étaient là et que la police était là pour les prendre, pour nous protéger", raconte une autre voisine de la rue de Corbillon.
À l'image de ces familles relogées après l'assaut des forces de l'ordre, Saint-Denis espère retrouver calme et sérénité. "C'est des milliers d'impacts de balles. Le poids de cette journée d'enfer, on a un travail d'accompagnement et de reconquête. On va surtout accompagner les gens", glisse le maire de la commune, Didier Paillard, qui a assuré le relogement de huit familles. 24 heures après l'assaut, deux écoles ont décidé de garder portes closes ce jeudi 19 novembre : l'école Jules Guesde et celle de Corbillon. Techniquement, il faudra encore deux jours d'enquête pour que le centre-ville de Saint-Denis soit rendu à ses habitants.
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