1 min de lecture Justice

Affaire Tarnac : "Enfin, le droit a gagné", selon l'avocate des prévenus

REPLAY - Les 8 prévenus dans l'affaire du sabotage des lignes TGV de Tarnac ne seront finalement pas jugés pour terrorisme. L'avocate des prévenus se réjouit de ce rebondissement.

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Affaire Tarnac : "Enfin, le droit a gagné", selon l'avocate des prévenus Crédit Image : BERTRAND GUAY / AFP | Crédit Média : Elizabeth Fleury | Durée : | Date : La page de l'émission
Elisabeth Fleury et Camille Kaelblen

L'affaire Tarnac "réduite à peau de chagrin" ? C'est en tout cas ce qu'estime Maître Marie Dosé, en charge de la défense des huit prévenus accusés d'avoir saboté des lignes TGV en 2008, interrogée dimanche 9 août par RTL. Elle se réjouit du nouveau rebondissement de l'affaire, puisque ses clients ne seront finalement pas jugés pour terrorisme. La juge Jeanne Duyé, la juge qui ait repris l'affaire, a abandonné cette qualification. "Ce sera aussi le procès des moyens qui ont été employés pour faire croire à un groupement terroriste, alors qu'il n'a jamais existé", déclare-t-elle. 

Nous avons le sentiment qu'enfin, le droit a gagné

Maître Marie Dosé, avocate des 8 prévenus de l'affaire Tarnac
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Le Parquet dispose de cinq jours pour faire appel de cette ordonnance. Pour l'instant, aucune décision n'est exclue selon l'avocate. "C'est un vrai camouflet pour le Parquet de Paris", dénonce-t-elle. "Après sept années d'instruction, enfin, nous avons affaire à une décision rendue par une magistrate indépendante, qui a réussi à regarder le dossier en dehors de toute instrumentalisation politique", estime-t-elle. 

Un dossier "gonflé" pour des raison politiques ?

Dès sa genèse, l'affaire Tarnac avait suscité une vive polémique avec les sabotages de lignes TGV en 2008. La ministre de l'Intérieur de l'époque, Michèle Alliot-Marie, avait été soupçonnée d'instrumentaliser le caractère terroriste du dossier à des fins politiques. Ces soupçons étaient nés de la concomitance de l'affaire avec la création par Nicolas Sarkozy de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), née en juillet 2008 de la fusion des Renseignements généraux avec la Direction de la surveillance du territoire. Le soupçon d'un dossier "gonflé" pour justifier la création de cette nouvelle plateforme avait alors émergé. 

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