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Affaire Omar Raddad : l'ADN retrouvée récemment n'est pas celle du jardinier

Vingt-cinq ans après le meurtre de Ghislaine Marchal, Omar Raddad n'est toujours pas innocenté.

Omar Raddad en 2008
Omar Raddad en 2008
Crédit : MEHDI FEDOUACH / AFP
Claire Gaveau & AFP

L'affaire va-t-elle être relancée ? Les empreintes génétiques retrouvées en novembre 2015 sur trois scellés de l'affaire Omar Raddad ne "matchent" ni avec celles du jardinier marocain, ni avec celles de possibles suspects qui avaient été désignés par son avocate. De quoi donner un nouvel élan à cette affaire qui aliment les dossiers judiciaires depuis le meurtre de Ghislaine Marchal, le 23 juin 1991.

La comparaison de ces traces, retrouvées sur deux portes et un chevron, n'a toutefois pas encore été faite avec le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), permettant de déterminer une éventuelle correspondance avec une personne répertoriée dans ce fichier, a précisé le procureur de Nice Jean-Michel Prêtre. Ces traces n'ont pas encore non plus été comparées avec les ADN d'autres personnes de l'entourage de la victime pour lesquelles l'avocate d'Omar Raddad, Sylvie Noachovitch, avait ultérieurement demandé aussi un recoupement, a-t-il ajouté au cours d'un point presse.

Une affaire vieille de 25 ans

S'appuyant sur la loi du 20 juin 2014 visant à assouplir les critères pour obtenir la révision d'un procès, Me Noachovitch, avait demandé et obtenu de la part du parquet de Nice que soient ordonnés de nouveaux prélèvements sur la scène de crime, là où avait notamment été retrouvées la désormais célèbre inscription "Omar m'a tuer".

Ghislaine Marchal, alors âgée de 65 ans, une riche veuve vivant à Mougins (Alpes-Maritimes), avait été tuée à coups de couteau le 23 juin 1991 dans sa propriété. Son jardinier, Omar Raddad, avait été condamné en 1994 à 18 ans de réclusion criminelle, avant de bénéficier d'une libération conditionnelle en 1998 suite à une grâce présidentielle partielle de Jacques Chirac. D'autres traces ADN ne correspondant par à celles d'Omar Raddad avaient déjà été retrouvées sur le lieu du crime, mais la justice lui avait refusé en 2002 un nouveau procès. Ce dernier est donc gracié mais toujours pas innocenté.  

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