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L'entrée d'une cour d'assises (Illustration)
Crédit : PASCAL GUYOT / AFP
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Le 29 juin 2012, Marina Ciampi, 52 ans, est retrouvée morte dans son appartement des quartiers nord de Marseille (Bouches-du-Rhône). La scène intrigue immédiatement les enquêteurs : la victime est découverte nue, les veines tailladées, avec un sac plastique sur la tête maintenu par le cordon d’un sèche-cheveux. À proximité du corps, une pince à linge. L'autopsie révèle qu'elle est morte par asphyxie et strangulation deux jours plus tôt.
L'absence de téléphone portable et d’ordinateur, ainsi que l’absence d’effraction, orientent rapidement les investigations vers une personne connue de la victime. D'autant plus que la fille de Marina Ciampi dévoile aux enquêteurs que sa mère était inscrite sur un site de rencontre et cherchait l'amour.
En juillet 2011, elle avait d'ailleurs fait la rencontre de Jean-Michel. Un homme qui avait emménagé chez Marina avant qu'elle mette fin à cette relation deux mois avant sa mort. Ce suspect est finalement mis hors de cause. Alors que les enquêteurs passent au crible les hommes rencontrés par la victime sur ce site de rencontre, les expertises ADN deviennent alors déterminantes.
Des traces d'un même ADN sont relevées sous les ongles de Marina Ciampi, sur ses vêtements, sur le lit et sur le cordon du sèche-cheveux. Les analyses mènent les enquêteurs à Abdelkader Amrani, un agent municipal de 40 ans, ancien gendarme réserviste, rencontré via un site de rencontres sous le pseudonyme "Cruchot". Il mène une double vie : il travaille à la protection civile de Marseille et multiplie les relations la semaine et reprend sa vie de père de famille dans le Var le week-end.
L'ex-gendarme réserviste est interpellé le 9 octobre 2012 au petit matin. Mais, face aux policiers, il nie toute implication, malgré la concordance génétique. L’enquête prend toutefois une autre dimension lorsque les enquêteurs font le rapprochement entre cet ADN et celui retrouvé sur une autre victime de meurtre : Henriette Bernardi. Cette sexagénaire a été tuée en 2006 dans des circonstances similaires. Elle aussi est morte par asphyxie, a été retrouvée dévêtue, son domicile n'a pas subi d'effraction et une pince à linge était présente. Le dossier non résolu est rouvert.
Le 24 novembre 2016, le procès du double meurtre s’ouvre devant la cour d’assises d’Aix-en-Provence. L'accusé nie les crimes et se confond dans ses dénégations. Il est finalement condamné pour ce double meurtre à trente ans de réclusion criminelle après six jours de débat. Une peine confirmée en appel. Dans Enquêtes criminelles, les enquêteurs s'en disent persuadés : s'ils n'avaient pas arrêté cet homme, les meurtres en série auraient continué.
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