2 min de lecture Justice

Affaire Grégory : pourquoi Murielle Bolle n'est pas autorisée à rentrer chez elle

La justice a refusé ce mercredi 24 janvier l'assouplissement du contrôle judiciaire de Murielle Bolle. Celui-ci l'oblige à résider dans la Nièvre, alors qu'elle est domiciliée dans les Vosges.

Murielle Bolle, le 2 février 1993
Murielle Bolle, le 2 février 1993 Crédit : CHESNOT/SIPA
Léa Stassinet
Léa Stassinet
et AFP

C'est l'un des personnages clés de l'affaire Grégory, toujours non élucidée depuis 33 ans, date à laquelle le corps du petit garçon a été retrouvé pieds et poings liés dans les eaux de la Vologne.

Murielle Bolle, alors adolescente au moment des faits est depuis devenue suspecte. Mise en examen fin juin 2017 pour "enlèvement suivi de mort", elle était sous strict contrôle judiciaire depuis le mois d'août. 

Un régime qui l'oblige à résider dans la Nièvre, alors qu'elle habite dans les Vosges. Murielle Bolle, qui avait demandé par la voie de ses avocats une levée de son contrôle judiciaire pour pouvoir rentrer chez elle s'est vue opposer une fin de non-recevoir.

Le parquet général s'est même opposé à tout assouplissement de son contrôle judiciaire, qui prévoit également l'interdiction pour cette femme de 48 ans de rentrer en contact avec la presse et tout autre protagoniste de l'affaire. Murielle Bolle devra également continuer de pointer deux fois par semaine auprès des forces de l'ordre. 

Pas ré-entendue depuis six mois par la juge

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Cette décision "n'est pas une surprise", a indique Me Christophe Ballorin, qui défend ses intérêts. Il rappelle en effet que sa cliente n'a toujours pas été ré-entendue par la juge d'instruction depuis six mois et qu'une audition devrait être organisée prochainement.

"Nous allons présenter une nouvelle demande après que Murielle Bolle a été entendue", a poursuivi le conseil, qui s'attend à ce que des éléments nouveaux concernant sa cliente soient ajoutés par les enquêteurs dans le dossier. 

Le cas s'était déjà présenté pour Jacqueline et Marcel Jacob. Le 20 décembre, après six mois de séparation dus à leur contrôle judiciaire, ils s'étaient retrouvés au domicile conjugal. Mais seulement après leur nouvel interrogatoire par la juge d'instruction : auparavant, le couple avait lui aussi essuyé un refus de la cour d'appel.

Murielle Bolle est toujours soupçonnée d'avoir participé au rapt mortel de l'enfant, tout comme les époux Jacqueline et Marcel Jacob, également mis en examen en juin dernier. Tous contestent leur implication.

Les avocats de Murielle Bolle ont déposé une requête visant à faire annuler sa mise en examen, assortie d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) touchant aux conditions de sa garde à vue en 1984. Elle doit être examinée le 9 février à 9 heures par la chambre de l'instruction de Dijon

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